Ecouter la voie du Concile
Rome, 24 mai 2012 (Apic) Benoît XVI a réaffirmé le 24 mai 2012 son opposition à une lecture du Concile Vatican II selon «l’herméneutique de la discontinuité et de la rupture», jugée inacceptable, et a défendu une «herméneutique de la continuité et de la réforme». Devant les membres de la Conférence épiscopale italienne (CEI), réunis en assemblée plénière du 21 au 25 mai, le pape a également regretté que Dieu soit devenu le «grand Inconnu» dans le monde contemporain.
Devant les évêques italiens réunis dans la Salle du Synode au Vatican, Benoît XVI a rappelé quelle était «la clé de lecture et d’application» du dernier concile. Il a renouvelé son opposition à l’idée d’une rupture», réaffirmant une nouvelle fois la ligne définie lors de son discours à la curie romaine le 22 décembre 2005, considéré comme le programme de son pontificat.
Aux yeux du pape, il est nécessaire d’écouter le Concile et de «faire nôtres ses indications, qui font autorité». Selon le pape, telle est la «voie pour trouver les modalités par lesquelles l’Eglise peut offrir une réponse significative aux grandes transformations sociales et culturelles de notre temps, qui ont également des conséquences visibles sur la dimension religieuse».
Le pape a rappelé son attachement à Vatican II lu dans la continuité avec la tradition et les enseignements de l’Eglise au fil des conciles précédents. La réception du Concile Vatican II est l’un des points majeurs du conflit avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X avec laquelle Rome discute actuellement en vue de son éventuel retour dans la pleine communion.
Devant les évêques italiens, Benoît XVI a expliqué que c’était dans cette démarche d’approfondissement du Concile Vatican II qu’il avait décidé d’inaugurer une ›Année de la foi’ en octobre prochain. Le pape a également soutenu que la nouvelle évangélisation, qui «doit être, comme l’enseigne ce Concile, l’œuvre commune des évêques, des prêtres, des religieux et des laïcs, l’œuvre des parents et des jeunes».
«A une époque où Dieu est devenu pour beaucoup le grand Inconnu et où Jésus est simplement devenu un grand personnage du passé, il n’y aura pas de relance de l’action missionnaire sans un renouvellement de la qualité de notre foi et de notre prière», a averti le pape. «Nous ne serons pas capables d’offrir des réponses adéquates sans un nouvel accueil du don de la grâce».
«La mission ancienne et nouvelle qui se présente à nous est celle d’introduire les hommes et les femmes de notre époque dans une relation avec Dieu, a-t-il encore souligné, de les aider à ouvrir leur esprit et leur cœur à ce Dieu qui les cherche et veut être proche d’eux, leur faire comprendre qu’accomplir sa volonté n’est pas une limite à la liberté». (apic/imedia/cp/mp)
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