Un pays entre violence, guerre civile et espérances
Rome, 22 juin 2012 (Apic) Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, estime que la Syrie vit «une situation de violence, presque de guerre civile», mais que le pays voit aussi éclore des «fleurs du désert», manifestations de véritable solidarité entre les populations, «y compris avec les musulmans».
Interrogé par I.MEDIA alors que vient de s’achever la 85e assemblée de la Réunion des œuvres d’assistance aux Eglises orientales (18-21 juin) au Vatican, le haut prélat argentin exhorte les forces internationales et les autorités locales à trouver des solutions aux problèmes politiques en Syrie.
I.Media: Comment voyez-vous la situation actuelle en Syrie?
Cardinal Leonardo Sandri: Au cours des travaux de la Roaco, l’information sur la Syrie rapportée par le nonce apostolique à Damas et l’évêque chaldéen d’Alep a bien sûr suscité beaucoup d’intérêt. L’Eglise en Syrie vit un moment difficile car il y a une situation de violence, presque de guerre civile. Il y a beaucoup de souffrances, mais le nonce nous a parlé des gestes d’aide mutuelle et de soutien, que l’on constate tous les jours en Syrie, en plus de ces nouvelles négatives qui paraissent dans la presse. La réalité de tous les jours fait apparaître ce qu’il a appelé les ›fleurs du désert’, c’est-à-dire la vie de charité, de collaboration, de véritable solidarité, y compris avec les musulmans.
I.Media: Que pensez-vous du comportement de la communauté internationale face au conflit en Syrie?
L.S: Nous espérons que les plans de paix en cours conduiront à une solution. Le pape a appelé plusieurs fois à ce que les violences et la division cessent et que le dialogue commence, que l’on vienne en aide aux victimes. Lors de l›assemblée de la Roaco, le sous-secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, Mgr Ettore Balestrero, a indiqué que le pape suivait attentivement la situation en Syrie. Mais ce n’est pas le rôle de l’Eglise catholique et de la Roaco de trouver des solutions à ces problèmes politiques. Nous prions et nous aidons, mais la solution doit venir des forces internationales qui opèrent là-bas et des autorités locales.
I.Media: Selon vous, est-on proche de la signature de l’accord juridico-financier entre Israël et le Saint-Siège sur les biens de l’Eglise catholique en Terre sainte?
L.S: C’est un processus encore en cours, auquel participe notre sous-secrétaire, Mgr Maurizio Malvestiti, et qui n’est pas encore arrivé à sa conclusion. On a fixé la prochaine réunion pour décembre 2012. Hic et nunc, il n’y a pas encore de solution. Espérons qu’avec de la bonne volonté et en cherchant toujours le bien supérieur de la sécurité, de la dignité et du respect de la personne humaine et de ses droits, on puisse arriver à un accord. (apic/imedia/cp/bb)
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