Rome: Mgr Bruguès à la tête de la Bibliothèque et des Archives secrètes du Vatican

Un poste cardinalice

Rome, 26 juin 2012 (Apic) Le dominicain français Mgr Jean-Louis Bruguès, ancien évêque d’Angers et secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique depuis novembre 2007, est nommé bibliothécaire et archiviste de la Sainte Eglise romaine par Benoît XVI, le 26 juin 2012. Cette charge prestigieuse était occupée, jusqu’au 10 juin dernier, par le cardinal et salésien italien Raffaele Farina.

Né le 22 novembre 1943 à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), Jean-Louis Bruguès entre en septembre 1968 chez les dominicains, après des études à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Ordonné prêtre en 1975, il est ensuite successivement prieur du couvent de Toulouse (1980-1986), du couvent de Bordeaux (1987-1990), puis de la province de Toulouse (1992-1997).

Docteur en théologie, le Père Bruguès est spécialiste de théologie morale qu’il enseigne à l’Institut Catholique de Toulouse de 1976 à 1997, puis à l’Université de Fribourg (Suisse), de 1997 à 2000. Entre 1986 et 2002, il fait partie de la Commission théologique internationale, alors présidée par le cardinal Joseph Ratzinger.

Le 20 mars 2000, il est nommé évêque d’Angers. Le 10 novembre 2007, Benoît XVI l’appelle à Rome comme secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique. Mgr Jean-Louis Bruguès arrive à la tête d’une institution prestigieuse qui compte quelque 200 employés.

Des origines lointaines

La fonction de bibliothécaire de la Sainte Eglise romaine remonte à l’époque médiévale. Elle consistait alors essentiellement à conserver les actes des conseils et des lettres pontificales, et en général à préserver les écrits de la bibliothèque du pontife.

Le bibliothécaire disparaît aux XIIe et XIIIe siècles avec la dissolution de la bibliothèque locale et des archives, pendant la période de l’exil de la papauté en Avignon. La bibliothèque du pape est alors confiée à de simples moines, dominicains et augustins.

Après le retour du pape à Rome et la reconstitution de la bibliothèque papale, Jules III nomma le premier cardinal bibliothécaire en la personne de Marcello Cervini, futur pape Marcel II, en 1550. Dès lors, la succession a continué presque sans interruption, jusqu’à nos jours.

Depuis 1919, le titre de bibliothécaire est lié à celui d’Archiviste de la Sainte Eglise romaine.

Un centre de recherche historique

Le nom actuel d’Archives secrètes vaticanes a été attribué pour la première fois à la moitié du XVIe siècle. Hier comme aujourd’hui, il qualifie les archives privées (secretum) du pape. Le patrimoine documentaire conservé dans ses vastes dépôts couvre presque douze siècles d’histoire, se compose de plus de 600 collections d’archives et s’étend sur 85 km linéaires de rayonnages gardés, entre autres, dans le «Bunker», une salle sur deux étages, situé dans le sous-sol de la cour de la Pigne des Musées du Vatican.

Depuis Léon XIII, qui en a ouvert les portes aux chercheurs en 1881, les Archives secrètes du Vatican sont devenue l’un des centres de recherche historique les plus importants et célèbres au monde.

Parmi les prédécesseurs de Mgr Bruguès figurent deux autres Français: le cardinal Eugène Tisserant (1957-1971) et le cardinal Jean-Louis Tauran (2003-2007). (apic/imedia/ami/vd/ggc)

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