Kenya: Les évêques dénoncent le programme mondial de planification familiale
Nairobi, 22 juillet 2012 (Apic) La Conférence épiscopale du Kenya (KEC) s’est déclarée «fermement opposée» au programme de planification familiale du gouvernement, soulignant qu’il pourrait conduire à la «destruction de la société humaine et, par extension, de la race humaine».
Le quotidien pro-gouvernemental kenyan «Daily Nation» a rapporté dans son édition du 13 juillet que le gouvernement a adhéré à un programme mondial de contrôle des naissances, pour la période allant jusqu’en 2020. Le coût de ce programme est évalué à 356 milliards de shillings (4,119 millions de CHF).
L’adhésion du Kenya a eu lieu lors d’un sommet mondial sur la planification familiale, tenu à Londres le 11 juillet, à l’occasion de la Journée mondiale de la population. Ce sommet avait réuni plus de 150 dirigeants de pays donateurs et des pays en voie développement, des agences internationales, des représentants de la société civile, des fondations et le secteur privé. Le sommet a promis de mobiliser des fonds pour permettre à 120 millions de femmes et de jeunes filles vivant dans les pays pauvres l’accès aux contraceptifs. Le sommet était co-organisé par le département britannique pour le développement international et la Fondation Bill & Melinda Gates.
Dans leur déclaration, publiée sur le site de la KEC www.catholicchurch.or.ke et rapportée par le Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA), les évêques du Kenya se sont étonnés du montant élevé du programme, alors que chaque jour, des femmes meurent dans le pays par manque de soins médicaux appropriés, ainsi que par manque de nourriture et de logement. Ils ont estimé que ce programme de planification familiale est une campagne menée par des organisations étrangères, dont ils ont «de la peine à comprendre les motifs». «Nous ne pouvons pas permettre à notre pays de faire partie d’un agenda international, conduit par des fonds étrangers et, ce faisant, perdre notre indépendance et nos valeurs africaines de la famille et la société», a indiqué la KEC. Selon elle, «les mêmes forces étrangères ont débloqué des milliards de shillings kenyans pour la promotion des unions de personnes de même sexe.»
En outre, a estimé la KEC, l’utilisation de contraceptifs, telle que proposée par le programme, est «déshumanisante». Elle va aussi à l’encontre de l’enseignement de l’Eglise, en particulier dans un pays comme le Kenya où la majorité de la population est chrétienne et craint Dieu. Elle menace «le tissu moral de la société et constitue une insulte à la dignité et l’intégrité de la personne humaine». (apic/ibc/bb)
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