Entre la prière, l’écriture, la lecture et les promenades
Rome, 30 juillet 2012 (Apic) Depuis son arrivée dans son palais de Castel Gandolfo, près de Rome, le 3 juillet 2012, Benoît XVI partage son temps entre la prière, l’écriture, la lecture et les promenades dans les immenses jardins de la résidence pontificale. Dans la fraîcheur des « Castelli romani », à 25 kilomètres au sud-est de la capitale italienne, le pape accorde de rares audiences à quelques collaborateurs et prépare la rentrée chargée qui l’attend.
La vie dans le palais d’été qu’occupent les papes depuis 4 siècles, perché au-dessus du lac volcanique d’Albano, fonctionne au ralenti. Benoît XVI est assisté de l’un de ses deux secrétaires particuliers. Ainsi, l’Allemand Georg Gänswein et le Maltais Alfred Xuereb se donnent le change pour prendre un peu de congés, tout comme les quatre laïques consacrées italiennes qui assurent son service au quotidien: Loredana, Carmela, Cristina et Rossella.
Depuis l’arrestation de Paolo Gabriele, le pape est assisté par un nouveau majordome en la personne de Sandro Mariotti, une véritable armoire à glace. Quant à la sécurité du pontife, elle est assurée par quelques gendarmes du Vatican en faction dans les jardins et, dans le palais, par un détachement d’une quinzaine d’hommes de la Garde suisse.
En juillet, le pape ne tient pas d’audience générale. A compter du 1er août, les audiences du mercredi reprendront et les premières auront lieu sur la petite place du village de Castel Gandolfo, juste devant la façade couleur pêche du palais. Chaque dimanche, c’est dans la petite cour carrée du palais qu’il récite la prière mariale de l’Angélus, devant plusieurs centaines de fidèles et dans une ambiance souvent très festive. Il apparaît alors souriant au balcon de la villa, devant une grande tapisserie représentant le Christ ressuscité, celle-la même qui, le 8 avril 2005, décorait la façade de la basilique Saint-Pierre pour les obsèques de Jean Paul II.
Dans la fraîcheur du palais, Benoît XVI se consacre à la lecture et peaufine en particulier la demi-douzaine de discours qu’il prononcera lors de son déplacement au Liban, à la mi-septembre. Il prépare également le synode d’octobre ainsi que l’ouverture de l’Année de la foi. Il profite aussi de l’été pour mettre une dernière main au 3e volume de sa série sur Jésus de Nazareth. Ce nouvel ouvrage théologique, consacré aux Evangiles de l’enfance du Christ et portant la double signature de Benoît XVI et de Joseph Ratzinger, pourrait être prêt à Noël.
Les audiences sont rares, d’autant que, depuis peu, son secrétaire d’Etat, le cardinal Tarcisio Bertone, a quitté sa résidence estivale, dans les jardins de Castel Gandolfo, pour le Nord de l’Italie. Mais le 26 juillet dernier, le pape a participé à une réunion au sommet consacrée aux fuites de documents confidentiels provenant de son secrétariat privé.
Chaque jour, en fin d’après-midi, le pontife de 85 ans effectue une promenade dans les sous-bois des splendides jardins en terrasses des villas pontificales. En compagnie de l’un de ses secrétaires ou d’un prélat, il se balade ainsi en récitant le chapelet entre la villa Barberini, résidence estivale du secrétaire d’Etat, et les ruines de la villa antique de l’empereur Domitien. Lorsque sa promenade le mène plus loin dans les jardins, le pape allemand se rend, de temps à autre, jusqu’à la ferme pontificale où des vaches produisent un lait exclusivement vendu au Vatican.
Très récemment, Benoît XVI a visité, au dernier étage du palais pontifical, des salles entièrement restaurées et destinées à l’accueil de certains hôtes de marque. Ce nouvel espace a été laissé libre il y a quelques années par le départ des jésuites de l’Observatoire astronomique du Vatican, dont le siège à été déplacé dans les jardins de la villa pontificale. Ces salles aux marbres éclatants comptent en particulier un « salon chinois » avec des meubles particulièrement rares et des plafonds richement décorés.
Si calmes soient-elles, les vacances du pape ne manquent pas de rendez-vous culturels organisés à son intention comme le concert auquel il a assisté le 11 juillet dernier dans la cour du palais de Castel Gandolfo. A l’initiative du président italien, des jeunes musiciens israéliens et arabes avaient interprété 2 symphonies de Beethoven sous la baguette du célèbre chef d’orchestre Daniel Barenboïm, directeur artistique de la Scala de Milan.
Dans l’après-midi du 3 août, le pape assistera cette fois à un grand spectacle folklorique offert par plusieurs groupes venus de Bavière, sa région natale. Puis, le 11 août, ce sera au tour de la « Caritas » de Ratisbonne d’offrir à Benoît XVI un concert du violoncelliste allemand Thomas Beckmann et de l’ensemble vocal « Cantico Regensburg » dont les voix masculines sont bien souvent d’anciens chanteurs du « Regensburger Domspatzen », le chœur longtemps dirigé par le propre frère du pape, Mgr Georg Ratzinger. (apic/imedia/ami/be)
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