Une violence, signe de tension sociale
Johannesburg, 18 août 2012 (Apic) Les évêques catholiques sud-africains se sont déclarés consternés par le massacre de la mine de Marikana le 16 août 2012. Il s’agit de l’intervention policière la plus meurtrière depuis la chute de l’apartheid en 1994, relèvent les évêques choqués par cette escalade de violence.
Les évêques prient avec les familles qui ont perdu des proches dans les affrontements meurtriers sur le site minier dans le nord du pays. Toute perte en vies humaines est une tragédie, soulignent-ils, en demandant l’ouverture d’une enquête.
Jeudi 16 août, des policiers ont tiré sur une foule de mineurs grévistes faisant de nombreux morts et blessés. Ils affirment avoir agi en état de légitime défense. Selon eux, les grévistes brandissaient des armes dangereuses.
Tout le pays a été horrifié de ce massacre. Signe de la gravité de la situation, le président Jacob Zuma a quitté précipitamment un sommet régional au Mozambique pour se rendre sur les lieux du drame. Dans un pays où le souvenir des luttes sanglantes contre le régime de l’apartheid est omniprésent, la vision de policiers tirant sur des grévistes, eux-mêmes armés, a ravivé des plaies encore vives. Pour les observateurs, cette violence est le signe d’une grande tension sociale en Afrique du Sud où les inégalités demeurent considérables. La plupart des mineurs vivent dans des conditions très précaires, dans des baraquements insalubres accolés à la mine, sans eau courante. (apic/rv/mp)
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