Perturbation à la cathédrale de Cologne

Allemagne: Manifestation de soutien aux «Pussy Riot»

Cologne, 19 août 2012 (Apic) Les manifestions de soutien aux trois membres des «Pussy Riot» condamnées à deux ans d’internement à Moscou se multiplient. Un groupe de trois sympathisants masqués a ainsi interrompu la messe dimanche matin 19 août 2012 dans la cathédrale de Cologne, en Allemagne.

Trois personnes masquées et costumées en couleurs vives se sont dirigées vers l’autel au début de la prière eucharistique. Elles ont interrompu la célébration par leurs gestes et leurs paroles. Après quelques minutes, les suisses d’église (bedeaux) les ont reconduites à l’extérieur. L’évêque auxiliaire Mgr Heiner Koch, qui présidait la célébration, est resté à l’autel durant tout l’incident. Il a repris ensuite la célébration en indiquant qu’il portait dans sa prière ces personnes et les personnes condamnées en Russie. Les trois manifestants ont continué leur démonstration à la sortie de l’église notamment avec une pancarte «Free Pussy Riot».

Selon la police de Cologne, une action pourrait être engagée contre les trois manifestants pour atteinte à la loi sur les rassemblements publics, violation de domicile et perturbation de l’exercice de la religion.

Le gouvernement russe rejette les accusations

De son côté, le gouvernement russe a rejeté indirectement les accusations occidentales après la condamnation des «Pussy Riot». Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch, a déclaré à l’agence Ria Novosti – Allemagne que le code pénal allemand prévoyait aussi des peines allant jusqu’à trois ans de prison pour des atteintes à des églises et que le droit autrichien faisait de même avec des peines allant jusqu’à six mois de prison.

L’Eglise orthodoxe russe a demandé aux autorités la «clémence dans le cadre de la loi» pour les trois femmes condamnées à deux ans de camp. Le Conseil supérieur de l’Eglise, présidé par le patriarche de Moscou Cyrille Ier, a indiqué dans un communiqué que l’appréciation juridique de la peine était en dehors de la compétence des autorités ecclésiales. Il a rappelé aussi que l’irruption des «Pussy Riot» dans la cathédrale du Christ-Sauveur était un «péché grave» qui avait offensé des millions de croyants. (apic/kna/mp)

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