Syrie : Le nonce apostolique appelle les belligérants au respect du droit humanitaire

La paix ne peut venir que des Syriens eux-mêmes

Damas, 21 août 2012 (Apic) Le nonce apostolique à Damas, Mgr Mario Zenari, a appelé toutes les parties impliquées dans le conflit syrien au respect rigoureux du droit humanitaire international actuellement «réduit à néant par la faute des belligérants». Interrogé par Radio Vatican le 21 août 2012, le prélat a souligné que la résolution de la crise en Syrie passait avant tout par ses citoyens et pas seulement par la communauté internationale.

«En ce moment, a affirmé le diplomate, il faut exiger de toutes les parties impliquées dans le conflit le respect rigoureux du droit humanitaire international, qui, comme on peut le constater, est réduit à néant par la faute des belligérants, qu’ils soient d’un camp ou de l’autre».«Le départ des casques bleus de la mission d’observation des Nations unies est également une mauvaise nouvelle», a souligné Mgr Zenari.

Au micro de la ›radio du pape’, le nonce apostolique a par ailleurs souligné que la résolution du conflit incombait avant tout aux Syriens. «La communauté internationale, bien entendu, doit apporter son aide, mais il faut que les ›devoirs à la maison’ soient faits par les Syriens eux-mêmes», a-t-il affirmé. Aussi douloureux et exigeant soit-il, le chemin de la paix «est quelque chose que les autres ne peuvent pas faire à la place des Syriens», a-t-il ajouté.

Enfin, Mgr Zenari a expliqué que, dans cette situation si tragique, les chrétiens avaient pour mission «d’être des constructeurs de ponts». Et de se féliciter de l’existence de laïcs et de jeunes engagés dans cette mission «très urgente et très nécessaire en ce moment».

Inquiétude américaine

De son côté, L’Osservatore Romano a consacré une grande partie de sa Une à la crise en Syrie, en particulier aux dernières déclarations du président américain Barack Obama. Ce dernier, a rapporté le ›quotidien du Vatican’, a invité une nouvelle fois le président syrien Bachar al-Assad à démissionner et a confirmé qu’un éventuel recours par l’armée régulière syrienne aux armes chimiques «changerait la stratégie américaine». Pour la première fois, Barack Obama n’a pas exclu une intervention militaire. L’Osservatore Romano a aussi fait part des inquiétudes «des alliés les plus proches de Washington dans la région, surtout Israël». (apic/imedia/cp/mp)

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