Visite ad limina des évêques du Grand Ouest de la France

«L’évangélisation n’est pas qu’une joyeuse campagne de communication», assure le cardinal Ricard

Rome, 20 septembre 2012 (Apic) La visite Ad limina des évêques du Grand Ouest de la France a commencé par une messe célébrée dans la basilique vaticane le 20 septembre 2012 à l’aube. Le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, a relevé que l’évangélisation n’était pas «qu’une joyeuse campagne de communication». Les fidèles et leurs évêques devaient accepter de «prendre des coups» et de passer par «le martyre du sang», «le martyre médiatique» ou «le martyre de l’opinion publique».

Célébrant la messe près de la tombe de saint Pierre avec la trentaine d’évêques des provinces de Rouen, Rennes, Poitiers, Tours et Bordeaux, le cardinal Jean-Pierre Ricard a évoqué la triple exigence que constitue l’appel à suivre le Christ à l’image du premier des apôtres : l’amour, la conversion et le témoignage.

Après avoir souhaité que les communautés chrétiennes des diocèses de France soient des lieux «où l’on découvre à quel point on est aimé (par le Seigneur, ndlr) et où l’on apprend à aimer», le prélat a invité chacun à se laisser questionner par l’Evangile, dans une démarche de conversion.

Ouvrir de nouveaux chemins à l’Evangile

«Nous sentons fortement aujourd’hui la nécessité d’une nouvelle évangélisation, l’urgence à risquer une première annonce, à ouvrir des chemins nouveaux à l’Evangile», a affirmé le cardinal Ricard. L’exemple du martyre de saint Pierre rappelle aux évêques qu’ils sont «invités à donner leur vie, à affronter comme Jésus, les mains nues, les forces du mal présentes dans le monde».

«L’évangélisation n’est pas qu’une joyeuse campagne de communication», a précisé le cardinal, ajoutant qu’elle était aussi «un combat spirituel, un temps d’épreuve où l’on peut prendre des coups». Et l’archevêque de Bordeaux d’ajouter qu’il y avait «bien des façons de vivre le martyre, le martyre du sang, le martyre médiatique, le martyre devant l’opinion publique, le martyre du service de la communion dans une Eglise traversée par des tensions redoutables».

Les propos de l’ancien président de la Conférence des évêques de France résonnent de manière particulière alors que l’épiscopat s’est fait entendre dans les médias de l’hexagone depuis quelques semaines. Les évêques n’ont ainsi pas manqué de réagir au débat en cours autour de l’intention du nouveau gouvernement d’autoriser le ›mariage’ entre personnes du même sexe ou de légaliser l’euthanasie.

Changement de programme

Après la messe, les évêques de la province de Rouen, en soutane noire et ceinture violette, se sont rendus à Castel Gandolfo, où ils devaient être reçus en audience par Benoît XVI. Les autres prélats se sont rendus à la Congrégation pour la doctrine de la foi, premier des dicastères auxquels ils vont rendre visite jusqu’au 29 septembre.

Contrairement au programme initialement annoncé, c’est dans la matinée du 21 septembre, et non le 22 septembre, que l’ensemble des évêques sera reçu en audience par le pape à Castel Gandolfo. Une audience au cours de laquelle Benoît XVI prononcera un premier discours très attendu. Les deux autres groupes d’évêques français viendront à Rome entre le 12 novembre et le 3 décembre. La dernière visite Ad limina de l’épiscopat français remonte au pontificat de Jean-Paul II, entre novembre 2003 et février 2004. (apic/imedia/ami/mp)

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