La dignité de la personne est à la base de l’Etat de droit
New York, 26 septembre 2012 (Apic) Dans un discours prononcé au siège des Nations Unies à New York, le 24 septembre 2012 et diffusé deux jours plus tard par le Bureau de presse du Saint-Siège, Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations avec les Etats, a assuré que la « valeur transcendante de la dignité humaine » devait constituer la base de l’Etat de droit.
Le chef de la diplomatie vaticane a tenu devant l’assemblée générale de l’ONU un discours sur les fondements de l’Etat de droit, assurant que la « valeur transcendante de la dignité humaine » était une « base sûre car elle correspond à la vérité de l’homme en tant que créature de Dieu ». Pour Mgr Mamberti, le respect de la dignité de la personne permet donc à l’Etat de droit de « poursuivre son véritable objectif, à savoir la promotion du bien commun ».
Et de rappeler certains des droits fondamentaux nécessaires à la dignité de la personne : « le droit à un père et à une mère, le droit de fonder et d’élever une famille, le droit de grandir et d’être éduqué dans une famille naturelle », ainsi que le droit à la liberté religieuse.
Le ›chef de le diplomatie vaticane’ a aussi formulé des critiques sur le mauvais usage de l’Etat de droit. Il a ainsi dénoncé l’action de certains groupes qui, au moyen de procédures formellement légales, recherchent non pas le bien commun mais leur propre intérêt. A ses yeux, cela constitue « un abus vis-à-vis des normes et des recommandations internationales », comme on a pu l’observer dans le cadre de la récente crise financière.
Mgr Mamberti a également dénoncé la promotion d’une « vision matérialiste de la personne » au nom de la démocratie et d’une conception utilitariste de la loi. Une telle conception, a-t-il souligné, fait le jeu des puissants au détriment des plus faibles : les enfants, les enfants à naître, les handicapés, les pauvres. (apic/imedia/mm/mp)
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