Un signe d’ouverture de la Fondation Ratzinger
Rome, 28 septembre 2012 (Apic) Benoît XVI remettra le 20 octobre 2012 le Prix Ratzinger au Père jésuite américain Brian Daley et au philosophe français Rémi Brague. En portant son choix sur ce dernier, le comité scientifique de la ›Fondation vaticane Joseph Ratzinger-Benoît XVI’ fait un pas en vue d’une plus grande ouverture du panel des lauréats. Ce prix est considéré comme le «Nobel de théologie»
Lors de la remise du prix au Vatican, le 20 octobre, le Père Daley et Rémi Brague seront accueillis par les trois lauréats de l’année précédente. Après un discours d’ouverture de Mgr Giuseppe Scotti, président de la fondation, et une présentation des deux nouveaux titulaires du prix par le cardinal Camillo Ruini, président du comité scientifique, Benoît XVI remettra solennellement le Prix Ratzinger et un chèque de 50’000 euros au jésuite américain et au philosophe français. Le pape prendra ensuite la parole.
Lors de la présentation à la presse de cet événement, le 28 septembre, le cardinal Ruini, ancien vicaire du pape à Rome, a fait comprendre qu’il avait usé de tout son poids pour que Rémi Brague, qu’il connaît personnellement, soit sélectionné. Agé de 65 ans et de ce fait «relativement jeune» aux yeux du haut prélat, ce membre de l’Académie des sciences morales et politiques au sein de l’Institut de France, est un expert en philosophie grecque, romaine et arabe, qu’il a enseignée à la Sorbonne, à Paris, et enseigne encore à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich.
Quant au Père Bryan Daley, il enseigne la patristique à l’Université Notre-Dame d’Indiana aux Etats-Unis. Entré chez les jésuites en 1964, il a notamment étudié à Francfort où il a été l’assistant du théologien Alois Grillmeier qui fut un des inspirateurs du Concile Vatican II.
Le comité scientifique, dont font également partie les cardinaux Tarcisio Bertone et Angelo Amato, ainsi que Mgr Jean-Louis Bruguès et Mgr Francisco Ladaria Ferrer, n’a donc pas jugé nécessaire de récompenser strictement des théologiens. Le souhait du cardinal Ruini est d’ailleurs d’élargir le profil des futurs lauréats. A l’avenir, il pourrait s’agir d’une femme ou d’un non-catholique, ou bien encore d’un jeune doctorant particulièrement brillant. La fondation vaticane a aussi le souci de garantir le caractère international du Prix Ratzinger.
En revanche, l’accent a été mis sur la conformité des opinions des lauréats avec la pensée du pape. La polémique créée par les choix lors de l’édition 2011 n’est pas étrangère à ce tour de vis. La presse italienne n’avait alors pas manqué de souligner que certaines positions de l’un des lauréats, Manlio Simonetti, un laïc italien spécialiste en patristique, ne correspondaient pas à l’enseignement de Benoît XVI. (apic/imedia/cp/mp)
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