Rome: Ouverture au Vatican d’un synode sur la nouvelle évangélisation
Rome, 88 octobre 2012 (Apic) Le Synode des évêques consacré à la nouvelle évangélisation qui s’est ouvert au Vatican pour 3 semaines (7-28 octobre 2012) entend faire face au «tsunami» de la sécularisation qui s’est abattu sur le monde occidental. C’est ce qu’a affirmé au début des travaux du synode, le 8 octobre, le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington, aux Etats-Unis, et rapporteur général de cette assemblée synodale. Quelque 260 pères synodaux, des experts et des auditeurs du monde entier, sont réunis pour réfléchir sur les enjeux et les instruments de la nouvelle évangélisation.
Dans sa longue intervention en latin, qui ouvrait les débats de la première congrégation générale du synode, le cardinal Wuerl a décrit les circonstances actuelles justifiant la tenue d’un tel événement. Le haut prélat américain fait le constat d’une «société en mutation dramatique, qui fait office de décor dans l’accueil de la foi».
«C’est comme si un tsunami d’influence séculière s’était abattu sur l’ensemble du paysage culturel, a ainsi souligné le cardinal américain, emportant avec lui des repères sociaux tels que le mariage, la famille, le concept de bien commun et la distinction entre le bien et le mal».
La sécularisation, a-t-il poursuivi, «a façonné deux générations de catholiques qui ne connaissent pas les prières fondamentales de l’Eglise», ne comprennent pas l’importance d’aller à la messe et ont perdu «le sens du mystère ou du transcendant».
Dans de nombreux cas, au sein de l’Eglise, notamment dans la plupart des pays de ce que l’on appelle le premier monde, on observe une baisse sévère de la pratique de la foi parmi ceux qui sont déjà baptisés, a encore relevé le cardinal Wuerl. L’archevêque de Washington a relevé que les évêques des pays du tiers-monde constataient eux aussi de telles tendances dans leurs diocèses.
Aux yeux du haut prélat, l’origine de cette baisse de la foi est à chercher dans les bouleversements des années 70 et 80, décennies au cours desquelles «la catéchèse était vraiment insuffisante ou incomplète dans de nombreux niveaux d’instruction». Dénonçant notamment l’»herméneutique de la discontinuité qui a imprégné une grande partie des domaines de l’éducation supérieure et qui a aussi donné lieu à des aberrations liturgiques», le rapporteur général du synode a également regretté que, «de façon tragique, les péchés de quelques-uns (aient) encouragé une méfiance à l’égard de certaines structures fondamentales de l’Eglise».
Face à ce constat, la nouvelle évangélisation doit offrir «une nouvelle proposition de la rencontre» avec le Christ et l’Eglise. Toutefois, «la nouvelle évangélisation n’est pas un programme», a tenu à préciser le cardinal Wuerl. Il s’agit en revanche d’une «manière de penser, de voir et d’agir», qui naît «de la rencontre avec une personne», le Christ.
Pour dépasser «le syndrome de l’embarras» qui empêche d’annoncer, le haut prélat américain a invité à avoir «une nouvelle confiance dans la vérité (du) message» de l’Evangile, afin de communiquer «avec joie» la certitude d’être «pleinement et intensément aimés». MM
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