Rome: Synode sur la nouvelle évangélisation

Le dialogue interreligieux représente un défi

Rome, 9 octobre 2012 (Apic) Des évêques d’autres continents que l’Europe ont souligné le défi que représente le dialogue interreligieux dans le cadre de la nouvelle évangélisation. Ils s’exprimaient lors de la 2e congrégation générale du Synode sur la nouvelle évangélisation, le 8 octobre 2012 à Rome.

Les fidèles d’autres religions qui émigrent vers des pays de tradition chrétienne sont souvent scandalisés par le laïcisme agressif auquel ils assistent dans leur pays d’accueil, a affirmé Mgr John Dew, archevêque de Wellington en Nouvelle-Zélande. «Un laïcisme agressif et l’incapacité de reconnaître la dignité transcendante de la personne humaine bloquent souvent le dialogue avec la société sur des arguments clés bioéthiques et sociaux, tels que l’euthanasie, l’avortement et la définition du mariage», a constaté le président de la Fédération des conférences des évêques catholiques d’Océanie. Ce laïcisme «représente aussi un défi pour un nombre toujours croissant de croyants d’autres religions qui ont choisi de vivre en Nouvelle-Zélande, comme les musulmans, les hindous, les bouddhistes et les sikhs», a-t-il poursuivi. Provenant souvent d’une rencontre bien plus positive avec les chrétiens dans leur pays d’origine, ces derniers «sont scandalisés par ce qu’ils vivent dans ce qu’ils croyaient être un ’pays christianisé’».

Adaptation aux cultures locales

Le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Bombay en Inde, s’est étendu sur l’adaptation aux cultures locales qu’exige la nouvelle évangélisation. Selon le secrétaire général de la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie, le message pro-vie de l’Evangile est facilement accepté sur son continent. Car «l’âme asiatique a de son côté un profond respect pour la vie». Il a rappelé que «dans certaines traditions religieuses, les animaux et les plantes sont considérés comme saints et doivent être traités avec le plus grand respect».

En outre, «la personne de Jésus est profondément attractive» en Asie, où le fait d’être le disciple d’une personne est plus important «qu’une adhésion à une doctrine ou une obéissance à un ensemble de règles».

Enfin selon le cardinal Gracias, l’accent peut être mis «sur la contemplation, au moins dans un service paraliturgique», car «la mentalité asiatique trouve plus de signification dans la prière contemplative que dans la prière verbale».

La question du fondamentalisme islamique

Le cardinal Polycarp Pengo, président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar, a évoqué le défi que représente «la question actuelle du fondamentalisme islamique» sur son continent. Les évangélisateurs «doivent faire face à la difficulté de dialoguer avec la vaste majorité silencieuse de bons musulmans et avec les petits groupes de fondamentalistes qui ne sont pas prêts à accepter la vérité, bien qu’objective, qui s’oppose à leur position préconçue», a expliqué l’archevêque de Dar-es-Salaam en Tanzanie. (apic/imedia/cp/ggc)

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