Le pape appelle à revenir aux textes du Concile Vatican II
Rome, 10 octobre 2012 (Apic) A la veille du 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II (1962-1965), Benoît XVI a invité l’Eglise à revenir aux textes fondamentaux de ce « grand évènement ecclésial » auquel il a lui-même participé. Lors de l’audience générale, le 10 octobre 2012, le pape a soutenu que les documents du Concile demeuraient « une boussole qui permet à la barque de l’Eglise d’avancer en haute mer, au milieu des tempêtes comme sur les flots calmes et tranquilles, pour naviguer en sûreté et arriver au but ».
S’il a invité à revenir aux documents essentiels du Concile, Benoît XVI a aussi souhaité que ceux-ci soient libérés « d’une masse de publications qui les a cachés plus que fait connaître ». En 2001, dans sa Lettre apostolique ’Novo Millenio Ineunte’, Jean-Paul II avait déjà qualifié le dernier concile de « boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du XXIe siècle ».
Devant quelque 20’000 fidèles réunis sur la Place Saint-Pierre, Benoît XVI est revenu sur « l’évènement lumineux » qu’a été le Concile, y compris en termes très personnels. « Je me souviens bien de cette époque, j’étais un jeune professeur de théologie fondamentale », a confié le pape, rappelant qu’il était alors venu à Rome comme conseiller théologique de l’archevêque de Cologne, en Allemagne, le cardinal Joseph Frings, puis comme expert.
« Ce fut pour moi une expérience unique », a encore témoigné Benoît XVI, assurant qu’il avait alors pu voir « une Eglise vivante », « à l’école de l’Esprit Saint, véritable moteur du concile ».
Contrairement à nombre de conciles, Vatican II n’a pas été convoqué en raison « de questions de doctrine spécifiques ou de discipline à éclaircir ». « La foi devait parler de manière renouvelée, plus incisive – parce que le monde changeait rapidement -, mais en laissant cependant intacts ses contenus pérennes, sans défaillances ni compromis ». Le concile devait esquisser « de façon nouvelle la relation entre l’Eglise et l’époque moderne, entre le christianisme et certains éléments essentiels de la pensée moderne, pour présenter à notre monde, qui tend à s’en éloigner, l’exigence de l’Evangile dans toute sa grandeur et sa pureté ».
Benoît XVI a conclu en relevant que l’époque actuelle était « toujours marquée par un oubli et une surdité à l’égard de Dieu » et qu’il convenait d’apprendre « la leçon du Concile »: « le Christ oriente et guide notre vie ».
Pour la première fois lors de cette audience, un jeune prélat égyptien a résumé les propos du pape en arabe. A son tour, Benoît XVI a ensuite adressé quelques mots en arabe, salué par des applaudissements de la foule. (apic/imedia/ami/mp)
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