Mgr Morerod fait le point sur les avancées décisives du Concile

Vatican II: son effet après 50 ans

Berne, 12 octobre 2012 (Apic) Pour Mgr Charles Morerod, la réception du Concile Vatican II est loin d’être terminée. S’exprimant à Berne le 11 octobre 2012 devant les quelque 250 participations au lancement des célébrations du Jubilé des 50 ans de Vatican II, l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg(LGF) a souligné que le Concile a surtout apporté un renouvellement de la vision de l’Eglise perçue à partir du Christ. Il a incité les croyants à voir l’Eglise à la lumière de la rencontre personnelle avec Jésus et non pas d’abord dans ses structures ou ses prescriptions morales.

« Vatican II a voulu faire connaître l’Eglise, mais il ne l’a pas fait en parlant d’abord de l’Eglise. Il l’a fait en parlant d’abord du Christ », a insisté Mgr Morerod. Reprenant les termes du pape Benoît XVI dans son encyclique « Deu caritas est », l’évêque a noté qu’ »à l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. » Le regard sur l’Eglise et la vie chrétienne doit donc être d’abord un regard de foi. Aux yeux de Mgr Morerod, ce message est particulièrement bienvenu dans un monde sécularisé où la société ne favorise guère la foi chrétienne. Chacun doit prendre sa propre responsabilité pour s’affirmer chrétien.

L’Eglise parle à tous

Un autre aspect capital de l’enseignement de Vatican II est l’ampleur des destinataires. L’Eglise ne se parle pas seulement à elle-même. Elle s’adresse au monde avec sympathie cherchant à accueillir tout ce qui est bon chez les autres. D’où le développement du dialogue œcuménique et inter-religieux. Parmi les moments les plus significatifs de ce dialogue, Mgr Morerod retient l’importance capitale des demandes de pardon de Jean Paul II, notamment à l’occasion du Jubilé de l’an 2000. « Le respect de la liberté d’autrui, la reconnaissance de nos propres fautes et la demande de pardon sont les conditions indispensables à tout dialogue. » En ce sens, la déclaration sur la liberté religieuse ’Dignitatis Humanae’ est sans doute une des avancées majeures du Concile.

La participation de tous

Pour l’évêque de LGF, la participation de tous les fidèles est le troisième axe du Concile. Le désir de promouvoir cette participation active de tous a conduit à la célébration généralisée de la liturgie dans la langue du pays, bien que le Concile n’ait pas prévu l’abandon du latin. L’annonce de la foi n’est pas la seul affaire du clergé. Cet apostolat des laïcs n’est pas une concession des autorités de l’Eglise. Il découle de la mission que le Seigneur donne à chaque baptisé. Sur ce point, on constate aussi une forte évolution de la vie de l’Eglise. (apic/mp)

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