Les jeunes découvrent la beauté du christianisme

Rome: Selon Benoît XVI, il existe « un nouveau printemps du christianisme » en Europe

Rome, 16 octobre 2012 (Apic) Benoît XVI est convaincu qu’il existe en Europe « un nouveau printemps du christianisme ». Ces premiers acteurs en seraient les jeunes, car « la vérité de l’Evangile ne peut jamais vieillir ».Le pape a soutenu cette idée dans un documentaire du Centre de télévision du Vatican diffusé le 15 octobre 2012 au Synode pour la nouvelle évangélisation. Le pape se réjouit également que « les différences nationales » ne sont plus un problème pour le vieux continent.

« Le temps des idéologies est compté », a souligné Benoît XVI. « Elles semblent fortes, irrésistibles, mais au bout d’un certain temps elle s’usent, car il leur manque une vérité ». Elles ne sont que « des particules de vérité. » L’interview de Benoît XVI, partie intégrante d’un long documentaire sur l’Europe et ses racines chrétiennes intitulé « Cloches d’Europe », est divisée en deux parties. La première concerne les motifs pour lesquels le pape se dit confiant pour l’avenir de l’Europe.

Le consumérisme en déclin

« L’Evangile, en revanche, est vrai. C’est pourquoi il ne s’use jamais », car « la vérité ne vieillit jamais », a soutenu le pape. A chaque époque de l’histoire, l’Evangile montre de nouvelles dimensions et « apparaît dans toute sa vérité », explique Benoît XVI. Il se dit convaincu qu’il existe aussi un nouveau printemps du christianisme.

Les artisans en seraient les jeunes, « qui ont vu tant de choses – offertes par les idéologies et le consumérisme – mais perçoivent un vide et une insuffisance en tout cela ». Conscientes que « l’homme est créé pour l’infini », les nouvelles générations se mettent en marche et découvrent la beauté du christianisme, « non pas un christianisme à prix réduit, mais dans sa radicalité et sa profondeur ».

Problème d’identité

Dans une deuxième partie, Benoît XVI dresse un portrait très personnel de l’Europe. Le continent doit encore trouver sa pleine identité pour pouvoir parler et agir en fonction de ses responsabilités. Il se félicite tout d’abord de ce que « les différences nationales » ne constituent plus un problème pour le vieux continent.

« Il s’agit de diversités qui ne sont plus des divisions », renchérit le pape. Il souligne que les pays européens, « par leur diversité culturelle, humaine et de tempérament, sont une richesse qui donne naissance à une grande symphonie de cultures ».

Les âmes de l’Europe

Le pape explique de façon précise en quoi consiste la crise identitaire de l’Europe. Le pape distingue deux types d’ »âmes » sur le vieux continent. Il existerait d’une part « une raison abstraite, anti-historique », qui entend tout dominer, se considérant supérieure à toutes les cultures.

On trouve d’autre part, « une âme chrétienne », qui s’ouvre à tout ce qui est raisonnable, qui a elle-même créé l’audace de la raison et la liberté d’une raison critique. Elle reste cependant « ancrée dans les racines chrétiennes de l’Europe ». C’est seulement par cette synthèse, conclut le pape, que l’Europe peut avoir du poids dans le dialogue interculturel de l’humanité. Car une raison qui s’est émancipée de toutes les cultures ne peut entrer dans un dialogue interculturel.

Un documentaire oecuménique

Le documentaire intitulé contient également des interviews d’autres personnalités religieuses, comme le patriarche de Moscou Kirill, l’archevêque de Canterbury Rowan Williams ou l’ancien président de la Fédération des Eglises évangéliques en Allemagne, Wolfgang Huber. Une retranscription des interviews a été distribuée à chacun des Pères synodaux, en anglais et en italien. (apic/imedia/cp/rz)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/les-jeunes-decouvrent-la-beaute-du-christianisme/