Autriche: Explications sur la restructuration de l’archidiocèse de Vienne

S’adapter au nouvel aménagement du territoire

Vienne, 17 octobre 2012 (Apic) Malgré l’opposition de certains catholiques locaux, le vaste projet de restructuration de l’archidiocèse de Vienne, annoncé en septembre 2012, est sur les rails. Le porte-parole de l’archidiocèse, Michael Pruller, en explique les tenants et les aboutissants. Le plan comprend notamment le fusionnement des 660 paroisses actuelles en 150 de plus grande taille.

L’archidiocèse de Vienne va réduire le nombre de ses paroisses de 75% sur les 10 ans à venir. Les nouvelles paroisses seront dirigées par des groupes de trois à cinq prêtres qui assureront des messes régulières. L’un de ces prêtres se verra confier la responsabilité ultime de la communauté auprès de l’archevêque. Le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, a espéré lors de l’annonce de la réforme, qu’elle amène une « réduction des charges administratives » du diocèse.

Insuffler une nouvelle énergie

« Le principal objectif du projet n’est pas de réorganiser l’Eglise. Nous visons surtout à insuffler une nouvelle énergie aux efforts missionnaires de la communauté chrétienne toute entière », souligne Michael Pruller, porte-parole de l’archidiocèse, interviewé le 16 octobre 2012 par l’agence d’information catholique américaine CNS.

« Bien qu’il soit nécessaire de débattre du meilleur moyen de le réaliser, le plan dans ses grandes lignes n’est pas discutable », précise Michael Pruller. Le porte-parole ajoute que la baisse des effectifs de clercs et des laïcs a rendu ces changements impératifs. Il précise que les communautés ecclésiales les plus réduites seront dirigées par des bénévoles habilités à conduire la liturgie de la Parole.

Un modèle pour toute l’Europe?

Les évêques du diocèse entreprendront les premières démarches de restructuration et de détermination des limites des nouvelles paroisses à partir du 1er janvier 2013. « Les expériences menées en Amérique latine, en Afrique et en Asie ont démontré que la présence de prêtres n’était pas forcément nécessaire dans chaque petite communauté, et que les plus grandes paroisses n’amenaient pas de distanciation des gens de leur église », a expliqué Michael Pruller.

« La société change, et l’Eglise doit adapter ses pratiques et ses structures obsolètes », a-t-il renchéri.

« Si cette restructuration a pour effet de créer des communautés chrétiennes encore plus ferventes, l’expérience pourrait servir de modèle pour une réforme de l’Eglise dans toute l’Europe », conclut Michael Pruller. (apic/cns/rz)

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