Rome: Musulmans et chrétiens ont une responsabilité partagée pour construire la paix

L’archevêque d’Abuja lance un appel au dialogue

Rome, 19 octobre 2012 (Apic) Alors que l’islam et le christianisme représentent désormais la plus grande partie de l’humanité, les deux religions ont une responsabilité partagée pour construire la paix dans le monde, a affirmé Mgr John Olorunfemi Onaiyekan. Dans son message du 18 octobre 2012 au Synode sur la nouvelle évangélisation, l’archevêque d’Abuja, au Nigeria, soutient également que les chrétiens de son pays ne se sentent pas victimes d’une « persécution massive ».

A la tête d’un diocèse particulièrement éprouvé par les violences interreligieuses, en particulier du fait des exactions de la secte islamiste Boko Haram, Mgr Onaiyekan souligne la «responsabilité commune de l’islam et du christianisme dans la construction de la paix et de l’harmonie», à l’échelle de son pays mais aussi du monde.

A ses yeux, la mondialisation entraîne une nécessaire prise en compte de l’arrivée de l’islam sur la scène mondiale. Les différences entre les deux religions ne sont pas « négligeables », convient-il, appelant toutefois à promouvoir ensemble les « valeurs partagées » mises en avant dans la déclaration conciliaire Nostra Aetate. « Nous devons continuer d’insister sur la liberté de conscience, poursuit-il, en tant que droit de l’homme fondamental de chaque citoyen de chaque nation ». Dans l’optique de la nouvelle évangélisation, il convient, selon Mgr Onaiyekan, de forger une approche commune de l’islam.

Pas de persécution massive

Selon l’évêque d’Abuja, les chrétiens du Nigeria ne se considèrent pas comme des victimes d’une « persécution massive de la part des musulmans », en dépit de l’image que peuvent donner à ce sujet les médias internationaux. A ses yeux, les fidèles des deux religions « ne se sont pas trop mal débrouillés pour vivre ensemble pacifiquement ».

« Notre expérience nigériane nous enseigne qu’il y a de nombreux types de musulmans », explique encore Mgr Onaiyekan, selon lequel nombre d’entre eux sont amicaux. Il faut travailler ensemble pour s’assurer que les fanatiques ne dictent pas l’agenda des relations mutuelles, en poussant à devenir les ennemis les uns des autres », conclut l’archevêque (apic/imedia/mm/mp)

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