Rome : Devant Interpol, Benoît XVI condamne le crime organisé et le terrorisme
Rome, 9 novembre 2012 (Apic) Recevant les participants à l’Assemblée générale d’Interpol qui vient de s’achever à Rome, Benoît XVI a évoqué le 9 novembre 2012, les deux formes « les plus graves » des activités criminelles dans le monde actuel : le crime organisé et le terrorisme.
Recevant dans la Salle Paul VI le millier de participants à l’Assemblée générale d’Interpol, dont une dizaine de ministres, Benoît XVI a relevé que le crime organisé, qui « prolifère dans les lieux de la vie quotidienne », prenait de nombreuses formes. Le pape a cité particulièrement la traite des personnes, les trafics de biens ou de substances comme la drogue, les armes, les marchandises contrefaites, ainsi que le trafic de médicaments, dont certains « tuent au lieu de soigner ».
Victimes innocentes
« Ce commerce illicite devient encore plus exécrable quand il concerne les organes humains de victimes innocentes », a affirmé Benoît XVI. Ces victimes, a-t-il déploré, « subissent des drames et des outrages que nous espérions dépassés pour toujours depuis les tragédies du XXe siècle, mais qui malheureusement réapparaissent à travers les violences générées par des organisations sans scrupule ». Ces crimes « brisent les barrières morales progressivement érigées par la civilisation et proposent une nouvelle forme de barbarie qui nie l’homme et sa dignité ».
Benoît XVI a aussi évoqué le terrorisme, « une des formes les plus brutales de la violence », qui « sème la haine, la mort, le désir de vengeance ». Le terrorisme s’est transformé en « un réseau obscur de complicités politiques, en utilisant aussi des moyens techniques sophistiqués, des ressources financières considérables et en élaborant des projets à vaste échelle ».
Dans son discours prononcé en diverses langues, le pape a affirmé que la réaction contre la violence et le crime ne pouvait « être déléguée aux seules forces de l’ordre ». « Vaincre la violence est un engagement qui doit impliquer non seulement les institutions et les organismes concernés, mais la société dans son ensemble », a expliqué Benoît XVI, se faisant l’écho des propos tenus quatre jours plus tôt devant l’assemblée d’Interpol par Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats.
Comme l’a rappelé le pape dans son allocution, l’Etat de la Cité du Vatican est devenu le 7 octobre 2008 le 187e Etat membre d’Interpol, la plus importante organisation de police au monde. (apic/imedia/cp/mp)
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