Réduction de peine pour absence d’antécédents judiciaires
Rome, 10 novembre 2012 (Apic) Claudio Sciarpelletti, ancien ’analyste programmateur’ de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège accusé d’avoir déjoué les enquêtes dans le cadre des ’Vatileaks’, a été condamné à deux mois de réclusion avec sursis. C’est ce qu’a décidé le Tribunal de l’Etat de la Cité du Vatican le 10 novembre 2012, au dernier jour du procès.
L’ancien employé du Saint-Siège, accusé de complicité de recel et entrave à la justice, a été condamné à une peine initiale de quatre mois de réclusion, réduite à deux mois pour «ses états de service et l’absence d’antécédents judiciares». En vertu d’une loi instaurée en 1969 par Paul VI, une peine d’emprisonnement inférieure à trois ans, pour un délit de fable gravité et infligée à un individu dont le casier judiciaire est vide, est transformée en peine avec sursis.
Peu après la lecture de la sentence, l’avocat de Claudio Sciarpelletti, Gianluca Benedetti, a annoncé son intention de faire appel. Selon les journalistes présents, les deux hommes s’attendaient à un acquittement.
L’audience du 10 novembre a duré plus de 3 heures. Elle a été marquée par le témoignage de Paolo Gabriele, l’ancien majordome du pape. Une grande partie de son interrogatoire concernait l’enveloppe contenant des documents confidentiels, retrouvée dans le bureau de l’informaticien. Claudio Sciarpelletti est accusé d’avoir fourni des témoignages contradictoires sur cette enveloppe, entravant ainsi l’enquête.
A la barre, Paolo Gabriele a reconnu qu’il avait remis des documents à Claudio Sciarpelletti, corroborant une version des faits fournie par l’informaticien. Il ne s’est pas rappelé si les documents étaient contenus dans une enveloppe. L’échange ayant eu lieu deux ans et demi avant que n’éclate ’l’Affaire Vatileaks’.
Mgr Carlo Polvani, responsable de l’information à la Secrétairerie d’Etat et neveu de l’ancien ’numéro deux’ du Gouvernorat Mgr Carlo Maria Viganò, a aussi été appelé à la barre. Sous serment, le supérieur hiérarchique de Claudio Sciarpelletti a indiqué n’avoir eu connaissance de l’existence de l’enveloppe qu’au moment de la publication du réquisitoire du promoteur de justice du Vatican, le 13 août dernier.
Dans un témoignage aux accents théâtraux, Mgr Polvani a démontré sa totale fidélité au Saint-Siège. Le prélat italien a défini les deux coupables comme de bons amis, alors que l’avocat de Claudio Sciarpelletti avait minimisé leur relation d’amitié.
William Kloter, vice-commandant de la garde suisse, et Gianluca Gauzzi Broccoletti, le gendarme qui avait procédé à la perquisition du bureau de l’informaticien, ont aussi été appelés à la barre.
En revanche, et pour la seconde fois durant ce procès éclair, le commandant de la Gendarmerie vaticane, Domenico Giani, ne s’est pas présenté à l’audience. (apic/imedia/cp/ggc)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/reduction-de-peine-pour-absence-d-antecedents-judiciaires/