Paris : Mgr Fellay confirme le blocage des négociations de la FSSPX avec Rome
Paris, 13 novembre 2012 (Apic) Mgr Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité sacerdotale schismatique saint Pie X (FSSPX), a confirmé dimanche 11 novembre 2012, dans une homélie à St-Nicolas du Chardonnet à Paris, que la situation avec Rome était au point mort. «Depuis le mois de juin 2012, les choses sont bloquées. C’est un retour à zéro. Nous sommes exactement au même point que Mgr Lefebvre dans les années 1975, 1974. (aux débuts de la de la FSSPX, ndr)».
Commentant la parabole évangélique du bon grain et de l’ivraie, Mgr Fellay a reconnu que «nous avons dans notre chère Fraternité, une confusion une mauvaise herbe, une zizanie, un trouble.» Le supérieur de la FSSPX a tenu à préciser que «le problème des relations avec Rome» n’était pas la cause de la récente exclusion de Mgr Williamson. «C’est un problème de discipline interne à la Fraternité. Qui s’est manifesté à la fin par une sorte de rébellion ouverte contre l’autorité, sous un faux prétexte.»
Dans ses explications sur la difficulté du dialogue avec les autorités romaines, Mgr Fellay a dissocié la volonté du pape et celle de la curie. Depuis des années, la difficulté existe «de savoir ce que veut vraiment la tête, c’est-à-dire le Saint Père, le Souverain Pontife. En principe on ne fait pas de distinction entre le Saint Siège et le pape (…) Dans la réalité, nous avons constaté plus d’une fois des sabotages de l’autorité, en particulier lorsque des décisions ont été prises en faveur de la Tradition», a déploré le Supérieur de la FSSPX. «Dans ce climat nous avons eu des discussion doctrinales qui se sont terminées un peu en queue de poisson. Sur un constat de non-entente.»
Dans le même temps le Saint-Siège a fait une proposition de solution canonique, a relevé le successeur de Mgr Lefebvre. Nous recevons «à travers un cardinal un message qui est différent de la ligne officielle. A peu près le pape va reconnaître la Fraternité (…) sans contrepartie. (…) Et pendant des mois va continuer ce double message.» Selon Mgr Fellay l’origine ces messages est «tout en haut». On lui aurait affirmé à Rome : «le pape est au-dessus de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Si cette Congrégation prend une décision contraire à la Fraternité, le pape interviendra pour casser cette décision».
«Pouvions-nous totalement ignorer cette deuxième ligne?» s’est interrogé Mgr Fellay. Jusqu’à une lettre du pape datée du 30 juin dernier levant toute équivoque. «C’est bien lui le pape qui est intervenu pour obliger à l’acceptation du Concile, pour réintroduire dans le texte tout ce que j’avais enlevé et que nous ne pouvions pas signer.»
Mgr Fellay a conclu en réitérant son refus absolu du Concile Vatican II, «cela fait quarante ans qu’on dit le contraire et pas pour notre plaisir.» De même pour la nouvelle messe. «Elle est mauvaise». «Ce concile a voulu se mettre en harmonie avec le monde. Il a fait rentrer le monde dans l’Eglise, et maintenant nous avons le désastre. (…) On nous parle de continuité, mais où est-t-elle ? A Assise ? Dans le baiser du Coran ? Dans la suppression des Etats catholiques ? En terminant son homélie, le supérieur de la FSSPX a invoqué la grâce «de ne rien lâcher coûte que coûte.» (apic/com/mp)
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