Le bureau de presse du Saint-Siège en fête
Rome, 15 novembre 2012 (Apic) Les Pères Federico Lombardi et Ciro Benedettini, directeur et directeur adjoint du Bureau de presse du Saint-Siège, ont célébré le 15 novembre 2012 une messe à l’occasion du 40e anniversaire de leur ordination sacerdotale.
L’ambiance était familiale dans la petite église néo-romane du Centre international San Lorenzo, située non loin de la place Saint-Pierre. Le Père Lombardi s’est réjoui de la présence de si nombreux «collègues», comme il aime appeler la cinquantaine de journalistes accrédités auprès du Bureau de presse du Saint-Siège.
Durant l’homélie, les deux Pères sont revenus sur leur vocation dans le contexte de la fin des années 1960 et de l’après-Concile Vatican II.
Avec la pudeur qui le caractérise, le Père Lombardi a confié que les années passées en Allemagne au début de son ministère l’avaient profondément marqué. Il avait oeuvré en compagnie des travailleurs immigrés italiens. «Le fait de me sentir envoyé pour leur parler de Dieu, a confié le Père jésuite, m’a fait jurer devant Dieu et devant moi-même que je devrais être très honnête et loyal en parlant de ce que je croyais».
Le porte-parole du Saint-Siège a ensuite expliqué qu’il vivait «la mission de la communication de l’Eglise comme faisant vraiment partie de l’annonce de la Parole de Dieu». Dans ce monde complexe et dynamique, qui nous échappe par certains aspects et qui est marqué par les nouvelles technologiques, il faut réussir à transmettre l’Evangile honnêtement et humblement, a-t-il affirmé.
Le Père Benedettini a évoqué ses jeunes années, où il alternait études de théologie et pastorale, notamment parmi les Chiffonniers d’Emmaüs de l’abbé Pierre à Rimini. Cette expérience l’a convaincu à aller de l’avant malgré ses doutes. Dans sa jeunesse, a-t-il indiqué, l’esprit de 1968 était perceptible, y compris dans le clergé. Il a pu le constater lors d’une semaine d’exercices spirituels passée chez les jésuites à Arricia, non loin de Rome. «A l’époque, j’ai senti que je devais devenir un acteur du renouveau conciliaire», a expliqué le religieux passionniste, confiant que sa vocation sacerdotale était «un fruit – peut-être pas le plus beau – du Concile Vatican II».
Le Père Benedettini a encore fait part aux journalistes de l’intérêt qu’il a toujours nourri pour la sociologie. Il s’est notamment rendu compte que «son expérience de confesseur avait une fonction non seulement religieuse mais presque sociale, visant à aider les gens à reprendre leur chemin». (apic/imedia/cp/ggc)
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