En première ligne contre l’impunité
Tunis, 27 novembre 2012 (Apic) 25 avocats tunisiens ont reçu une formation destinée à renforcer leurs capacités à traiter des cas de torture. La rencontre s’est tenue du 22 au 24 novembre 2012. Elle a été possible grâce à l’instigation de l’ACAT-France et de TRIAL, l’association suisse contre l’impunité.
25 personnes, dont 11 femmes, ont participé à une formation à la documentation des cas de torture, dispensée par cinq experts internationaux. Les participants, issus du barreau et de nombreuses organisations de la société civile, ont travaillé sur la manière de mieux recourir au droit international pour lutter plus efficacement contre l’impunité des tortionnaires tunisiens, précise le communiqué de l’association suisse TRIAL du 26 novembre.
«La révolution n’a malheureusement pas éradiqué la torture en Tunisie, déplore Hélène Legeay, responsable des programmes Maghreb/Moyen-Orient à l’ACAT. Celle-ci demeure endémique et si brutale qu’elle débouche encore parfois sur des décès. La culture de l’impunité qui prévalait sous le précédent régime continue manifestement à fleurir».
Sauf quelques très rares exceptions, l’immense majorité des plaintes déposées pour torture n’aboutit à aucune réaction des autorités. Rares sont les poursuites pénales. Les tortionnaires continuent à œuvrer au sein de forces de sécurité, sans être inquiétés, relève le communiqué.
Les participants ont abordé plusieurs cas pratiques, en discutant des stratégies judiciaires et médiatiques à mettre en oeuvre pour que les victimes puissent faire valoir leurs droits.
«Les victimes de torture en Tunisie ont un droit inaliénable d’obtenir justice, a affirmé Philip Grant, directeur de TRIAL. Nous sommes solidaires du travail de nombreux avocats tunisiens et oeuvrerons à l’avenir plus étroitement avec eux pour que l’impunité des tortionnaires recule. La peur doit enfin changer de camp». (apic/com/ggc)
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