International: Hommages de Benoît XVI et du COE au patriarche d’Antioche Ignace IV

Un artisan de la réconciliation et de la paix

Rome/Genève, 7 décembre 2012 (Apic) Benoît XVI et le pasteur Olav Fykse Tveit ont salué l’engagement d’Ignace IV Hazim en faveur de «la réconciliation et de la paix entre les hommes», deux jours après la mort du patriarche gréco-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient.

«Au cours de sa longue vie au service de l’Evangile, le défunt patriarche a offert un témoignage lumineux de foi et de charité, en œuvrant avec dévouement pour l’élévation spirituelle du troupeau qui lui avait été confié», a souligné le pape dans un télégramme publié le 7 décembre 2012. Il a aussi évoqué sa contribution «pour la grande cause de la réconciliation et de la paix entre les hommes».

«Je rends grâce au Seigneur pour la contribution positive et efficace que le patriarche Ignace a apportée au processus de rapprochement entre nos deux Eglises», a affirmé Benoît XVI. «Que son souvenir nous invite également à poursuivre le chemin du dialogue et de la recherche de la pleine communion dans le Christ», a-t-il ajouté.

Un artisan du dialogue interreligieux

Pour le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises (COE), ce décès représente la perte d’un «grand dirigeant qui a passé sa vie entière à réorganiser et développer les institutions de son Eglise».

«L’ensemble de la chrétienté mondiale appréciait son infatigable détermination à œuvrer en faveur de l’unité entre les chrétiens et à témoigner notre foi chrétienne au monde entier», a-t-il déclaré. «Nous avons tous perdu un grand responsable d’Eglise, un père spirituel, un théologien d’exception, un artisan du dialogue interreligieux, ainsi qu’une source d’inspiration majeure dans le domaine du dialogue œcuménique».

Ignace IV Hazim

Le patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, Ignace IV Hazim, est mort le 5 décembre 2012 dans un hôpital de Beyrouth. Agé de 92 ans, il est décédé des suites d’une attaque survenue la veille.

Né le 4 avril 1920 à Muharda, dans les environs de Hama en Syrie, il s’était installé à Beyrouth en 1936. Il avait notamment étudié la théologie à l’Institut de théologie Saint-Serge de Paris.

Ordonné prêtre au Liban, il avait été nommé évêque du diocèse de Palmyre et vicaire patriarcal en 1961, puis métropolite de Lattaquié en 1970 et primat de l’Eglise gréco-orthodoxe d’Antioche en 1979, sous le nom d’Ignace IV.

Affaibli depuis longtemps par la maladie, Ignace IV avait néanmoins lancé de nombreux appels pour la paix en Syrie, ces derniers mois. Avec les évêques catholiques et les chefs religieux musulmans, il était très engagé en faveur de la réconciliation dans le pays.

Il a publié de nombreux livres et articles de théologie. Ils lui ont valu un doctorat honoris causa à la Sorbonne (Paris) et à l’Université de Minsk, en Biélorussie.

L’Eglise gréco-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient compte quelque 4 millions de fidèles, présents surtout au Moyen-Orient mais aussi dans la diaspora. (apic/imedia/coe/mm/ggc)

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