Que restera-t-il de la cohésion sociale?
Rome, 10 décembre 2012 (Apic) Le cardinal Angelo Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne, est préoccupé par la démission du Premier ministre italien, Mario Monti. Dans une interview publiée le 10 décembre 2012 dans le quotidien milanais «Corriere della Sera», il demande de «ne pas envoyer au diable les sacrifices d’une année».
«La plus grande préoccupation est la tenue de notre pays et donc la cohésion sociale. Jusqu’à quand l’Italie y parviendra?», a interrogé le cardinal Bagnasco. Il voit la fin anticipée d’une législature comme un signal négatif pour la politique et pour le pays.
«On ne peut pas envoyer au diable les sacrifices d’un an, qui sont souvent retombés sur les plus fragiles». Pour l’archevêque de Gênes, la politique de rigueur mise en place par Mario Monti doit être poursuivie. Les grands sacrifices qui ont été demandés doivent donner des fruits concrets.
Le cardinal Bagnasco a aussi critiqué les partis italiens. «Pendant trop longtemps, les partis ont été incapables de parvenir à des décisions difficiles et de parler le langage de la franchise, et non celui de la démagogie facile», a-t-il dénoncé.
Mario Monti a déclaré le 8 décembre au président Giorgio Napolitano son intention de démissionner dès que le Parlement aura accepté la «loi de stabilité». Il «ne juge pas possible de poursuivre son mandat et a manifesté en conséquence son intention de présenter sa démission», indique le communiqué du Quirinal, la présidence de la République. Sa décision fait suite à l’annonce de Silvio Berlusconi de se présenter aux prochaines élections législatives, début 2013. (apic/corrieredellasera/ag/ggc)
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