Centrafrique: L’Eglise catholique invite au dialogue pour résoudre la crise

Les pauvres, premières victimes de la guerre

Bangui, 3 janvier 2013 (Apic) Face à l’avancée des rebelles sur Bangui, la capitale de la République centrafricaine, l’Eglise catholique du pays a lancé différents appels à la paix. Les évêques demandent que le chemin des négociations prévale sur la voie militaire, rapporte le 3 janvier 2013 l’agence missionnaire vaticane «Fides».

«La sagesse nous pousse à la modération et au dialogue. Quelles que soient les incompréhensions, un compromis est toujours possible par la voie du dialogue», écrit dans son message de fin d’année Mgr Nestor-Désiré Nongo-Aziagbia, évêque de Bossangoa. Le prélat rappelle que les pauvres sont les premières victimes des guerres civiles qui ont ensanglanté l’histoire de la Centrafrique.

Il dénonce également des violences à l’encontre des civils dans les zones de son diocèse passées sous le contrôle des rebelles. L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, a, lui aussi, lancé un appel au dialogue.

Les rebelles prêts à négocier

La préoccupation grandit à Bangui face à l’avancée des rebelles de la coalition «Seleka». Les pays d’Afrique centrale ont décidé l’envoi de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) et ont invité le gouvernement et les rebelles à des négociations qui devront se tenir au Gabon.

Le Commandant de la FOMAC a lancé un ultimatum aux dirigeants de la «Seleka» afin d’empêcher une éventuelle marche sur Bangui. Les rebelles ont annoncé avoir interrompu les opérations militaires et être prêts au dialogue. (apic/fides/rz)

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