L’Eglise vénézuelienne déplore la politique carcérale du gouvernement
Rome/Caracas, 31 janvier 2013 (Apic) Benoît XVI a adressé le 31 janvier 2013 un message de condoléances suite aux affrontements du 25 janvier dans une prison d’Uribana, au Venezuela. Les violences ont coûté la vie à 61 personnes, pour la plupart des prisonniers.
Benoît XVI a assuré les familles des victimes de sa prière. Il invite également les autorités du pays à continuer à travailler dans un esprit de collaboration et de bonne volonté pour «surmonter les problèmes et éviter la répétition de tels événements dramatiques à l’avenir».
Dans le message adressé à Mgr Antonio José López Castillo, évêque de Barquisimeto, Benoît XVI exprime sa profonde tristesse pour ces «incidents tragiques». Il évoque également sa proximité et solidarité spirituelle avec les familles des victimes et les quelque 120 blessés.
Le gouvernement a ouvert une enquête sur les circonstances de la tragédie d’Uribana. Selon une première reconstruction, une perquisition effectuée par la Garde nationale serait à l’origine des incidents. Certains prisonniers auraient profité de l’occasion pour attaquer les agents de sécurité, avant que la situation ne dégénère.
La prison devrait en théorie accueillir un maximum de 850 personnes. Il y a en réalité 2’500 prisonniers. Pour la Commission de l’ONU sur les droits de l’homme, la responsabilité des combats est à attribuer aux autorités vénézuéliennes.
L’Eglise du Venezuela parle d’une «politique carcérale inefficace du gouvernement face à la surpopulation». L’institution évoque également le manque de nourriture, la violence incontrôlée, les délais de procédure interminables et l’humiliation subie par les familles des détenus. Elle a appelé à une enquête indépendante et impartiale, qui puisse permettre de «poursuivre et de punir les responsables». (apic/imedia/mm/rz)
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