Irlande: Les victimes de travail forcé refusent les excuses du Premier ministre
Dublin, 6 février 2013 (Apic) Les victimes de travail forcé dans les ’couvents de la Madeleine’ en Irlande, entre les années 1920 et 1990, ont refusé les excuses du Premier ministre Enda Kenny. Le groupe de victimes «Justice pour les Madeleines»a estimé la démarche insuffisante.
Entre 1922 et 1996, plus de 10’000 jeunes femmes ont été contraintes au travail dans les «Magdalene Laundries» (foyers pour ’filles perdues’) tenues par des religieuses catholiques. Des filles-mères, des orphelines, des femmes violées ou encore des prostituées, voire des handicapées mentales y ont été forcées à travailler sans salaire, dans des laveries, dans des conditions particulièrement dures, proches d’un régime carcéral.
Le rapport de la commission d’enquête publié le 5 février 2013 est arrivé à la conclusion que l’Etat irlandais avait soutenu «fondamentalement et directement» ce système. Après sa publication, le Premier ministre s’était excusé pour le retard mis par les autorités à éclaircir la participation de l’Etat.
Les quatre congrégations religieuses concernées ont également salué la publication du rapport et présenté leurs excuses aux victimes.
Il y a deux ans, le comité contre la torture de l’ONU avait qualifié de travail forcé la pratique qui avait cours dans les foyers de jeunes femmes en Irlande. Cette histoire a également été racontée dans le film «The Magdalene Sisters» récompensé par le Lion d’or à la Mostra de Venise en 2002. (apic/kna/mp)
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