Respect et étonnement
Rome, 11 février 2013 (Apic) Après l’annonce de la renonciation surprise du pape, le 11 février 2013, les réactions fusent du monde entier pour saluer l’héritage de son pontificat.
En Suisse, Nicolas Betticher, chargé d’information de la Conférence des évêques suisses (CES), affirme que la démission du pape est une «démarche courageuse». C’est une «décision de prudence, une démarche de charité prise dans la volonté de servir l’Eglise d’abord», a-t-il ajouté.
L’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, Mgr Morerod, s’est dit surpris de la décision du pape. «J’imagine qu’il a dû méditer sur la souffrance de son prédécesseur en fin de mandat», a-t-il noté. L’évêque a dit ignorer si cette perspective a réellement joué un rôle. Mais il a souligné à quel point «la charge de Pontificat est extrêmement lourde. Le pape estime sans doute qu’il n’arrive plus, à son âge, à assumer cette charge». Mgr Morerod indique ne pas avoir connaissance de problèmes de santé particuliers de Benoît XVI.
En France, le président français François Hollande parle d’une décision «éminemment respectable».
Le Prieur de Taizé, Frère Alois, a exprimé sa reconnaissance pour la confiance que Benoît XVI a toujours montrée à l’égard de sa communauté. «Il a toujours cherché à rendre les chrétiens attentifs à ce qui est au cœur de la foi», a-t-il remarqué
En Allemagne, La chancellière Angela Merkel a estimé que Benoît XVI «est et reste l’un des plus grands penseurs religieux de notre époque».
En Italie, le chef du gouvernement Mario Monti s’est dit «très secoué par cette annonce».
Le doyen des cardinaux, Monseigneur Angelo Sodano, parle d’un «coup de tonnerre dans un ciel serein».
En Angleterre, le Premier ministre David Cameron a déclaré que le pape «manquera comme chef spirituel à des millions de gens». Il a «travaillé sans relâche à renforcer les relations de la Grande-Bretagne avec le Saint-Siège», a-t-il ajouté.
Le nouvel archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, chef spirituel des Anglicans, a dit avoir «le coeur lourd» mais a ajouté qu’il comprenait «totalement» cette décision.
En Israël, le Grand rabbin ashkénaze Yona Metzger a salué Benoît XVI pour avoir amélioré les relations entre le christianisme et le judaïsme, contribuant à «une diminution des actes antisémites dans le monde». (apic/ag/rz)
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