Le témoignage d’un homme humble et fort
Rome, 14 février 2013 (Apic) A deux semaines de la fin du pontificat de Benoît XVI, les cardinaux et proches du pape ne cachent pas leur émotion, mais aussi leur estime pour le pape de près de 86 ans. Dans la soirée du 13 février 2013, après la messe des cendres présidée par le pape dans la basilique Saint-Pierre, I.MEDIA a recueilli les sentiments des cardinaux Comastri, Versaldi et Turkson, mais aussi du commandant de la Gendarmerie vaticane, Domenico Giani.
Le cardinal italien Angelo Comastri, archiprêtre de la basilique Saint-Pierre, a assuré que près de huit ans passés près de Benoît XVI avaient créé « des liens affectifs ». Le prélat, qui a imposé les cendres au pape lors de cette messe empreinte d’émotion, a jugé que sa renonciation était « un déchirement », mais qu’elle était également portée par « la certitude que le Seigneur tient la barre de l’Eglise ».
« Emu » après la dernière messe publique de Benoît XVI, un autre cardinal italien, Giuseppe Versaldi, s’est dit « très reconnaissant au Seigneur comme au pape pour le témoignage qu’il a donné d’homme fort et humble à la fois ». Pour le président de la Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège, les longs applaudissements qui ont marqué la fin de la messe « ont résumé la considération, l’estime et les remerciements de toute l’Eglise ». Enfin, à la question de savoir comment les cardinaux se préparaient au prochain conclave, le cardinal Versaldi a répondu : « en priant et en réfléchissant ».
« C’est triste », a reconnu quant à lui le cardinal ghanéen Peter Kodwo Appiah Turkson. Le président du Conseil pontifical justice et paix a évoqué le départ d’un « père », tout en saluant les propos du cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone qui avait été le « porte-parole » de tous les cardinaux en évoquant leur « grande émotion» tout autant que leur « profond respect».
Homme fort de la sécurité, le commandant de la Gendarmerie vaticane a semblé particulièrement ému au terme de la messe des cendres présidée par Benoît XVI. « D’un côté je sais qu’il est serein car son geste est inspiré par Dieu et que le Seigneur guide l’Eglise », a confié Domenico Giani avant de reconnaître sa « tristesse » et son « sentiment de désarroi ». L’homme qui suit tous les déplacements de Benoît XVI depuis juin 2006 a confié, enfin, qu’il se sentait rassuré de savoir que celui-ci demeurerait proche, du fait de son installation dans le monastère Mater Ecclesiae, au cœur des jardins du Vatican. (apic/imedia/ami/mm/mp)
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