Rome: Assemblée plénière de l’Académie pontificale pour la vie au Vatican

L’usage de la pilule du lendemain en cas de viol est «acceptable

Rome, 22 février 2013 (Apic) L’Académie pontificale pour la vie tient son assemblée plénière au Vatican, les 22 et 23 février 2013, sous la présidence Mgr Ignacio Carrasco De Paula. En marge de la rencontre, centrée sur le thème «Vie et foi», le prélat a estimé que l’usage de la «pilule du lendemain» en cas de viol était «acceptable».

Alors que Benoît XVI s’apprête à renoncer à sa charge le 28 février prochain, les membres de l’Académie pontificale pour la vie sont réunis au Vatican pour réfléchir sur le thème «Foi et vie», à la lumière du magistère de l’Eglise, et de celui du pape allemand en particulier. L’audience traditionnellement accordée par le pape à l’occasion des assemblées de dicastères n’aura pas lieu cette fois.

L’assemblée plénière de l’académie débute au lendemain de la décision de la Conférence des évêques allemands, présidée par Mgr Robert Zollitsch, archevêque de Fribourg-en-Breisgau, d’autoriser les hôpitaux catholiques du pays à administrer la ›pilule du lendemain’ en cas de viol.

«Il me semble acceptable de considérer comme étant possible le recours à un médicament dont le principe actif est un contraceptif pour les femmes victimes de violence», a estimé Mgr Carrasco de Paula en réaction à cette décision, interrogé par Vatican Insider en marge de l’assemblée plénière. Le prélat a toutefois redit son opposition aux médicaments abortifs. «L’Eglise doit former les consciences», a-t-il poursuivi. «En cas de viol, a souligné le président de l’académie, on peut faire le nécessaire pour éviter une grossesse mais on ne peut pas l’interrompre».

Aux yeux de Mgr Carrasco de Paula, un viol «est un acte sexuel dont la nature est déjà détruite par la violence, par conséquent, le contraceptif perd son sens moral de contraceptif». Et d’insister : «Un acte imposé par la violence ne peut être considéré comme ouvert à la vie».

Les turbulences de l’Académie pontificale pour la vie

L’Académie pontificale pour la vie a traversé plusieurs périodes de turbulence au cours des dernières années, notamment avec le départ de Mgr Rino Fisichella en juin 2010. L’ancien président de ce dicastère avait alors été nommé à la tête du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation suite à des dissensions avec certains membres au sein de l’académie après «l’Affaire de Recife» au printemps 2009, qui avaient exprimé leur mécontentement dans une lettre à Benoît XVI. Ils reprochaient à Mgr Fisichella de s’être montré trop compréhensif à l’égard de la fillette qui avait subi un avortement.

Plus récemment, en mars dernier, le Vatican avait annulé un congrès qui devait se tenir du 25 au 28 avril sur la recherche sur les cellules souches adultes, et qui prévoyait entre autres la participation de chercheurs spécialisés dans le domaine des cellules souches embryonnaires. A l’académie, on avait reconnu que l’invitation qui avait été faite à ces scientifiques n’avait pas été sans susciter une certaine polémique, comme l’avaient montré les critiques, «presque toutes anonymes», parvenues dans ses bureaux. (apic/imedia/mm/bb)

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