Centrafrique : Les évêques appellent la communauté internationale à agir

Les rebelles de la Séléka accusés d’exactions

Bangui, 25 février 2013 (Apic) Malgré l’accord de paix de janvier dernier, les rebelles de la Séléka poursuivraient leurs exactions dans les zones qu’ils occupent. Les évêques catholiques de la République de Centrafrique (RCA) appellent la communauté internationale à agir pour mettre un terme à ces violences.

«Dans les villes, des malades se retrouvent sans soins, des bâtiments scolaires ont été saccagés, pillés, et par endroit, complètement détruits», relèvent les évêques.

Depuis les troubles militaires de décembre dernier, une grande partie du pays est occupée par la Séléka, la rébellion armée. Entre décembre 2012 et janvier 2013, le mouvement a tenté de renverser le régime du président François Bozizé. Un accord de paix, signé à Libreville, au Gabon, le 11 janvier dernier, a permis l’arrêt des hostilités et la formation, le 4 février, d’un gouvernement d’union nationale dans lequel figurent des membres du mouvement.

De nombreux viols

Les évêques centrafricains accusent les rebelles de ne pas respecter l’accord passé avec le gouvernement et de commettre des exactions, notamment des destructions d’édifices religieux, dans les territoires sous leur contrôle.

«Les populations vivent dans la peur. Elles sont dispersées dans la brousse, ne peuvent plus vaquer librement à leurs occupations, et les activités agricoles sont abandonnées», précise le mémorandum des évêques du 14 février dernier.

A cause de cette situation, la scolarité de milliers d’enfants est «inévitablement compromise». La Conférence épiscopale centrafricaine relève également que beaucoup de jeunes filles et de femmes subissent des viols. Elle invite la communauté internationale à faire pression sur les responsables des différentes factions rebelles. (apic/ibc/rz)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/les-rebelles-de-la-seleka-accuses-d-exactions/