Aucun cardinal électeur ne pourra être exclu
Rome, 25 février 2013 (Apic) A trois jours du terme du pontificat de Benoît XVI, le Vatican a publié, le 25 février 2013, un décret pontifical permettant aux cardinaux d’anticiper la date d’entrée en conclave. Ce Motu proprio «Normas nonnullas», portant la date du 22 février, indique qu’aucun cardinal électeur ne peut être exclu de l’élection. Il apporte certains détails liturgiques, mais aborde aussi quelques points techniques assurant la confidentialité du vote.
Dans son Motu proprio, présenté à la presse par le vice-camerlingue Mgr Pier Luigi Celata, Benoît XVI évoque la possibilité d’anticiper le début du conclave. La décision en revient au collège des cardinaux dans son intégralité et n’est valide que si la date choisie recueille 50 % des voix plus une. Le Vatican n’a pas encore annoncé quand aurait lieu la première Congrégation générale au cours de laquelle le collège cardinalice pourra s’entendre sur la date d’entrée en conclave. Mais celle-ci devrait vraisemblablement avoir lieu au plus tard le 4 mars. Si les cardinaux le souhaitent, le conclave pourrait alors commencer le 10 ou le 11 mars.
Le document pontifical indique également qu’un cardinal n’est élu pape que s’il recueille au moins les deux tiers des votes des cardinaux électeurs, et ce jusqu’à 34 scrutins environ, soit une quinzaine de jours de conclave. Les noms des deux cardinaux ayant reçu le plus de voix seront alors mis en ballottage, mais ceux-ci ne pourront plus voter. L’élection demandera toujours la majorité des deux tiers.
En outre, Benoît XVI autorise désormais l’ensemble du collège cardinalice à célébrer la messe ’pro eligendo Papa’ d’entrée en conclave. Elle sera présidée par le doyen du collège cardinalice, le cardinal Angelo Sodano, qui ne participera pas à l’élection du prochain pape, ayant dépassé la limite d’âge de 80 ans.
Le Motu proprio prévoit également une sanction spécifique pour toute personne impliquée dans le processus d’élection du souverain pontife – à l’exception des cardinaux – qui aurait rompu le serment de ne rien divulguer sur le conclave en cours : l’excommunication ’latae sententiae’. Concernant les sanctions qui frapperaient les cardinaux, Mgr Celata s’est contenté d’affirmer que le pape avait «confiance en ses cardinaux».
Par ailleurs, un cardinal qui ne pourrait se rendre au conclave pour des raisons de santé aurait toujours la possibilité de rejoindre ses pairs dans la Chapelle Sixtine s’il venait à guérir. En revanche, un cardinal qui s’exclurait de lui-même perdrait définitivement son droit de vote.
Plus largement, le Motu proprio affirme qu’»aucun cardinal électeur ne pourra être exclu de l’élection, que ce soit de façon active ou passive, pour aucun motif ou prétexte que ce soit». (apic/imedia/cp/mm/rz)
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