Suisse: Le référendum contre la journée de travail de 24 heures est un véritable plébiscite

Les Suisses voteront sur la libéralisation des heures d’ouverture des shops

Berne, 8 mars 2013 (Apic) Lancé il y a seulement deux mois, le référendum contre la libéralisation des heures d’ouverture des shops dans les stations-service a abouti. Le comité référendaire «Alliance pour le dimanche» a réuni 60’000 signatures en un temps record.

Selon le comité référendaire «Alliance pour le dimanche», la rapidité de la récolte des signatures, ainsi que les votations sur le sujet ces dernières années, montrent qu’une grande partie de la population s’oppose à une libéralisation de l’heure d’ouverture des magasins. Pour qu’un référendum puisse être soumis au peuple, 55’000 signatures doivent être réunies en l’espace de 100 jours.

«Les politiciens n’ont pas encore entendu le message des citoyens», critique le comité. Selon lui, la libéralisation des heures d’ouverture des stations-service n’est que la pointe de l’iceberg. Au Parlement, plusieurs motions sur le même thème sont pendantes. L’un d’elles demande l’ouverture non-stop des commerces de détail, selon l’»Alliance pour le dimanche».

«Notre but est de lutter pour que le dimanche ne soit pas victime des intérêts de l’économie et pour que l’on ne doive pas travailler avec toujours plus de stress et avec plus de flexibilité», souligne le comité.

La libéralisation des shops approuvée à Berne

Le 14 décembre 2012, le Parlement a décidé d’assouplir la réglementation des heures d’ouverture des shops de stations-service. Ces derniers pourront donc vendre l’ensemble de leur assortiment 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Actuellement, ces commerces peuvent vendre du carburant et des produits de restauration, comme le café et les sandwichs, 24 heures sur 24. Cependant, entre 1 heure et 5 heures, ces mêmes employés ne peuvent pas vendre des articles comme du papier toilette ou une pizza surgelée.

Lors du lancement du référendum le 8 janvier 2013, Mgr Martin Werlen, Abbé d’Einsiedeln, a parlé au nom de la commission Justice et Paix de la Conférence des évêques suisses (CES). «La journée sans travail du dimanche offre aux gens un espace pour se reposer et se ressourcer, pas seulement en tant qu’individu, mais aussi en tant que membre de la société», a-t-il souligné.

Parmi les membres d’»Alliance pour le dimanche» figurent 21 organisations faisant partie de l’Eglise, notamment la Commission Justice et Paix de la Conférence des évêques suisses (CES), l’Eglise évangélique méthodiste, le Mouvement des travailleurs catholiques KAB, la Ligue suisse des femmes catholiques, et la Société suisse pour la sanctification du dimanche. (apic/com/cw)

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