De l’Habemus papam aux engagements de son prédécesseur
Rome, 13 mars 2013 (Apic) Quel que soit celui qui sortira pape du conclave, le nouveau souverain pontife devra accomplir certains rites ou gestes inscrits dans la tradition. Il devra également assumer certains engagements pris par Benoît XVI.
Ainsi, après son élection dans le secret du conclave et le choix d’un nom, le plus médiatisé des premiers actes du nouveau souverain pontife sera son apparition à la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre pour saluer les fidèles, une bonne demi-heure après la fumée blanche.
Le premier des cardinaux diacres, le Français Jean-Louis Tauran, se rendra au balcon central de la basilique vaticane, et annoncera à la foule, en latin, le nom du nouveau pape: Annuntio vobis gaudium magnum; Habemus papam: Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum, Dominum N.…, Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalem N.…, qui sibi nomen imposuit N.…. [Je vous annonce une grande joie; Nous avons un pape: le très éminent et très révérend maître N… (Prénom), cardinal de la Sainte Eglise romaine N… (Nom), qui s’est choisi le nom de N… (Nom de pape).]
Alors, le nouveau pape apparaîtra à son tour pour donner la première bénédiction Urbi et Orbi (à la ville et au monde) de son pontificat. Ces premiers mots et premiers gestes du souverain pontife seront certainement suivis avec attention. Au lendemain de son élection, il célèbrera la messe de clôture du conclave avec les cardinaux électeurs dans la Chapelle Sixtine.
Même s’il peut résider plusieurs semaines à la Maison Sainte-Marthe, dans la sobre et confortable chambre 201, viendra pour lui le temps de prendre possession de ses appartements, au 3e étage du Palais apostolique du Vatican, fermés et mis sous scellés au début du siège vacant. Il lui faudra aussi s’entourer de collaborateurs. Si son secrétaire particulier risque fort d’être un homme de confiance choisi parmi ses proches, il peut confirmer ou non le reste de l’entourage de son prédécesseur.
Dans les 3 mois qui suivent le début de son pontificat, il devra aussi confirmer dans leurs fonctions les chefs de dicastère et certains membres de la curie romaine. Le secrétaire d’Etat, le substitut de la Secrétairerie d’Etat ou certains responsables administratifs de l’Etat de la Cité du Vatican devront être nommés ou confirmés dans de très brefs délais.
S’il marche dans les traces de ses prédécesseurs, dans les jours qui suivent son élection, il devrait aussi recevoir en audience le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, les journalistes ou encore le clergé de Rome. Puis, les audiences privées ou publiques se succèderont, dont une éventuelle aux pèlerins venus de sa région ou de son pays d’origine, ainsi qu’aux représentants des autres Eglises chrétiennes.
La messe solennelle d’intronisation devrait aussi suivre de quelques jours l’élection du nouveau pape, au cours de laquelle les cardinaux lui prêteront serment de fidélité. De très nombreuses autorités et le corps diplomatique assisteront à cette célébration.
Le nouveau souverain pontife devra aussi choisir des armoiries. Enfin, il lui faudra prendre possession de la basilique de Saint-Jean-de-Latran, la cathédrale du diocèse de Rome, dont il est devenu l’évêque. Avant la messe en cette basilique papale, il peut faire une halte devant le Capitole – la mairie de Rome – pour rencontrer les autorités municipales. Il pourra aussi se rendre sans tarder à Saint-Paul hors-les-murs.
Outre les passages obligés du début de règne, les audiences générales, les prières de l’Angélus ou du Regina Caeli se mettront en place. Le pontificat prendra forme aussi avec les écrits du pape – en particulier sa première Encyclique – et l’expression de ses premières préoccupations dans ses interventions.
En outre, le successeur de Benoît XVI devra planifier ses premiers voyages en Italie ou à l’étranger, au rythme qu’il voudra. Si certains voyages sont restés en suspend du fait de l’âge avancé de Benoît XVI, le seul déplacement officiellement prévu est celui des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Rio de Janeiro en juillet prochain. De la même manière, Benoît XVI avait effectué en août 2005 son premier déplacement lors des JMJ, qui plus est dans son pays natal, à Cologne.
A moyen terme, le nouveau souverain pontife devra aussi assumer les rendez-vous pris avec les fidèles pour l’Année de la foi lancée par Benoît XVI, comme la rencontre avec les confirmands et confirmés le 27 avril, ou encore celle avec les mouvements et associations de fidèles le 18 mai et celle avec les séminaristes et novices le 4 juillet. Il devra aussi reprendre l’accueil des évêques en visite Ad Limina, en commençant par les évêques d’Italie. (apic/imedia/ami/bb)
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