Rome: Le jésuite argentin Jorge Mario Bergoglio a été élu pape

L’archevêque de Buenos Aires prend le nom de François Ier

Rome, 13 mars 2013 (Apic) Apparaissant à la loggia de la basilique Saint-Pierre le 13 mars 2013 à 20h12, le cardinal protodiacre Jean-Louis Tauran a annoncé l’identité du nouveau pape et son nom de souverain pontife. Elu une heure plus tôt au terme de 5 scrutins, il s’agit du cardinal argentin Jorge Bergoglio, âgé de 76 ans, désormais François Ier.

L’élection comme pape du cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, est une triple première pour l’Eglise catholique. C’est la première fois qu’un Argentin accède au pontificat et c’est la première fois qu’un jésuite devient pape. S’il avait été considéré comme papabile pour la succession de Jean Paul II en 2005, il ne figurait pas cette fois-ci parmi les favoris principalement en raison de son âge. Première aussi pour son nom puisqu’il a choisi celui de François Ier.

Jorge Mario Bergoglio est né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires, dans une famille modeste. Son père est d’origine italienne. Après des études de chimie, il entre à 22 ans au noviciat de la Compagnie de Jésus. Ses problèmes de santé – il n’a qu’un seul poumon – ne l’empêchent pas d’approfondir ses études de philosophie, de théologie et de psychologie, ni d’enseigner la littérature dans des écoles privées d’Argentine. Il est ordonné prêtre onze ans plus tard, le 13 décembre 1969. Après une année passée à Alcala de Henares en Espagne, il prononce sa profession perpétuelle le 22 avril 1973.

La même année, il est élu provincial – responsable national – des jésuites argentins. Il a 36 ans. Il reste à ce poste pendant six années, qui sont des années difficiles. C’est l’époque de la dictature militaire en Argentine. Il se bat pour conserver l’unité d’un mouvement jésuite divisé par la théologie de la libération, et touché par le manque de vocations. Il acquiert alors la réputation d’un homme qui sait gouverner en situation de crise. Quand il quitte son mandat, la Compagnie est stabilisée, et compte de nouvelles vocations.

Consacré évêque en 1992

Il est ensuite nommé recteur des Facultés de théologie et de philosophie de la Compagnie de Jésus à Buenos Aires, assumant en même temps la charge de curé de paroisse. En 1986, il part à Fribourg, en Allemagne, afin de terminer sa thèse de doctorat, puis revient en Argentine, où il est nommé dans une paroisse de Cordoba, à 700 km à l’ouest de Buenos Aires, au pied de la Sierra de Cordoba, et à Mendoza, encore plus à l’ouest, près de la frontière chilienne.

Jean Paul II l’a nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires le 20 mai 1992 et il est consacré évêque le 27 juin 1992, selon le site internet de l’archidiocèse de Buenos Aires. Il prend la fonction de vicaire général de l’archidiocèse de Buenos Aires le 21 décembre 1993.

Il travaille alors aux côtés du cardinal Antonio Quarracino, qui le décrivait, quelque jours avant sa mort en 1998, comme «un homme discret et très efficace, fidèle à l’Eglise et très proche des prêtres et des catholiques. Il est une bonne nouvelle pour son diocèse». Au décès de Mgr Quarracino, Mgr Bergoglio prend donc sa suite, le 3 juin 1997. Le jour de sa nomination, la presse locale le présente comme «un homme d’une profonde et solide formation théologique,et en même temps très proche de ses fidèles». Créé cardinal en février 2001, il était jusqu’à présent membre des Congrégations romaines pour le culte divin, pour le clergé, et pour les Instituts de vie consacrée, ainsi que du Conseil pontifical pour la famille.

Il avait été considéré comme papabile pour la succession de Jean Paul II en 2005. Selon certains bruits, il a été le principal concurrent du cardinal Ratzinger. Il ne figurait pas cette fois-ci parmi les favoris principalement en raison de son âge. (apic/bb)

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