Hergiswil: Les relations œcuméniques se sont dégradées, selon la «Neue Nidwaldner Zeitung»
Hergiswil/NW, 7 avril 2013 (Apic) La paroisse de Hergiswil, dans le demi-canton de Nidwald, au bord du Lac des Quatre Cantons, en Suisse centrale, passait pour être très ouverte en matière de relations œcuméniques. Selon le site internet de la «Neue Nidwaldner Zeitung» du 6 avril 2013, la situation s’est dégradée avec l’arrivée du nouveau curé, l’abbé Eugen Yurchenko, d’origine ukrainienne.
Le journal en ligne rappelle qu’auparavant, il y avait chaque année quelque huit événements communs où participaient catholiques et protestants. Les célébrations œcuméniques ont désormais été interrompues, au grand dam de la population, selon la «Neue Nidwaldner Zeitung».
«Nous, les réformés, nous nous sentons rejetés», déclare sans ambages Fredy Haller, président de la paroisse réformée d’Hergiswil. Le journal relève que les célébrations communes organisées par les catholiques ne sont plus désormais que des célébrations purement catholiques où les réformés sont tout au plus tolérés.
Fredy Haller a confirmé à l’Apic le 6 avril que les relations entre les deux confessions ne sont plus aussi bonnes et qu’il n’y a plus de célébrations œcuméniques. L’abbé Eugen Yurchenko, depuis septembre dernier curé de la paroisse de Saint-Nicolas à Hergiswil, n’a par contre pas voulu prendre position. Au début de cette année, la paroisse réformée a décidé de renoncer à ces célébrations œcuméniques en raison de l’attitude du nouveau curé qui ne veut plus que ces célébrations communes soient pratiquées sous la même forme qu’auparavant, a déclaré à l’Apic Fredy Haller.
Les réformés avaient déjà été heurtés par le fait que l’abbé Yurchenko avait participé en civil et non revêtu de sa soutane au dimanche de la Réformation début novembre dernier. Jusqu’à présent, les membres du clergé catholique avaient toujours porté leur habit ecclésiastique à cette occasion, souligne Fredy Haller.
En décembre dernier, l’abbé Yurchenko a communiqué au pasteur Ulrich Winkler qu’il ne pouvait plus distribuer la communion lors des célébrations catholiques, ce qui se faisait depuis deux décennies. Fredy Haller précise que cela a été clairement exprimé lors de la célébration de Noël le 24 décembre dernier. Alors qu’elle avait été annoncée comme une célébration œcuménique, il s’est avéré le soir même qu’il s’agissait en fait d’une messe de minuit catholique et le pasteur n’a pas pu distribuer la communion.
Désormais, du côté protestant, contrairement à ce qui se passait auparavant, on ne s’estime plus «bienvenus» chez les catholiques, souligne Frey Haller. Notons que l’Eglise catholique ne pratique pas l’intercommunion avec les Eglises issues de la Réforme. (apic/nnz/be)
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