Le pape François renouvelle son engagement œcuménique à l’approche des 500 ans de la Réforme
Rome, le 8 avril 2013 (Apic) Recevant en audience le président de l’Eglise évangélique allemande Nikolaus Schneider, dans la matinée du 8 avril 2013 au Vatican, le pape François a renouvelé son engagement œcuménique, notamment à l’approche des 500 ans de la Réforme, en 2017. C’est ce qu’a rapporté peu après le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le cardinal Kurt Koch, présent à cette rencontre.
Au cours de cette audience, le président du conseil des Eglises protestantes d’Allemagne a présenté ses vœux au nouveau pontife pour sa récente élection. Il l’a notamment remercié du choix du nom de «François», «qui parle au-delà de toute différence confessionnelle», a indiqué le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège à qui le cardinal Koch avait fait le récit de cette rencontre.
Nikolaus Schneider a également remercié le pape pour le «climat positif» qui règne depuis le début de son pontificat, a encore expliqué aux journalistes le père Federico Lombardi, avant de lui présenter ses condoléances pour les récentes inondations meurtrières en Argentine, pays natal de Jorge Mario Bergoglio.
Accompagné de son épouse et d’une délégation, Nikolaus Schneider a ensuite évoqué «l’œcuménisme des martyrs qui unit dans le témoignage du Christ», faisant notamment référence aux victimes chrétiennes du national-socialisme en Allemagne.
Les deux hommes ont alors évoqué les 500 ans de la Réforme, en 2017. En vue de cette échéance, la publication d’un document commun est prévue, de même que de possibles célébrations conjointes.
Le pape François a cité le discours prononcé par Benoît XVI en septembre 2011 lors de sa visite à Erfurt (Allemagne) au couvent des Augustins où vivait Martin Luther (1483-1546), initiateur de la Réforme. Le nouveau pontife a ainsi réaffirmé l’engagement œcuménique de l’Eglise auprès du président de l’Eglise évangélique allemande.
A l’occasion de sa visite à Erfurt, le pape allemand avait rencontré Nikolaus Schneider, qui s’était montré satisfait de leur discussion «dense et fraternelle». Le président du conseil des Eglises protestantes d’Allemagne avait alors estimé que la réhabilitation de fait de Luther avait eu lieu, soulignant toutefois la persistance de certaines insatisfactions, notamment sur la question de la réciprocité de la validité de la communion. (apic/imedia/mm/cw)
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