Rome: Le pape envisagerait une réduction des pouvoirs de la Secrétairerie d›Etat
Rome, 15 avril 2013 (Apic) Le pape François entend réadapter la curie romaine en fonction des besoins actuels de l’Eglise. Dans son projet de réforme, le nouveau pontife envisagerait une réduction des pouvoirs de la Secrétairerie d›Etat. C’est du moins ce qu’a laissé entendre dans une interview au «Corriere della Sera» du 15 avril 2013 Mgr Marcello Semeraro, secrétaire du groupe de huit cardinaux qu’a constitué le Saint-Père ce week-end pour l’aider à réformer la curie.
«On ne peut pas exclure que la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège aura moins de pouvoirs», affirme ainsi ce prélat proche du pape au quotidien italien. Alors que Paul VI (1963-1978) avait renforcé ces pouvoirs pour que la Secrétairerie d’Etat constitue un trait d’union entre le pape et les dicastères, il faut aujourd’hui réadapter les structures au regard des besoins de l’Eglise d’aujourd’hui, estime Mgr Semeraro. Et de rappeler que Benoît XVI (2005-2013) lui-même avait parlé de la nécessité d’affronter les mutations rapides du monde actuel au moment de l’annonce de sa renonciation.
L’évêque d’Albano confie que les chefs de dicastère, et en particulier les préfets des congrégations, souhaitent un retour à des audiences régulières accordées par le souverain pontife, à un rapport plus fréquent et direct. «Ces dernières années», confie encore le prélat, «les responsables de dicastère avaient perdu de leur autonomie et la Secrétairerie d’Etat avait un contact plus rapproché avec le pape, trop au goût de certains».
Alors que la question du rôle du groupe des huit cardinaux a été évoquée dès l’annonce de sa formation, le 13 avril 2013, l’archevêque d’Albano assure que cette entité inédite ne remplace absolument pas les organismes de la curie et n’en fait pas partie. Mgr Semeraro préfère parler d’un «petit synode de communion qui rassemble des évêques de tous les continents».
Le prélat italien n’hésite d’ailleurs pas à dresser un parallèle avec le véritable synode des évêques voulu par Paul VI. Néanmoins, annonce-t-il, le groupe des cardinaux se réunira bien plus souvent, probablement tous les deux ou trois mois. «Nous saurons dans les prochains jours quels sujets seront traités au mois d’octobre, lors de la première réunion», affirme encore Mgr Semeraro dans le «Corriere della Sera».
Il confie enfin avoir reçu des suggestions par écrit pour mettre en œuvre la réforme de la curie, une tâche à laquelle s’étaient déjà attelé par le passé les cardinaux Francesco Coccopalmerio et Attilio Nicora, qui avaient élaboré un projet. (apic/imedia/cp/cw)
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