Le Vatican souhaite la formation d’un gouvernement dans le pays du cèdre
Rome, 3 mai 2013 (Apic) Le Saint-Siège a demandé au Liban et aux pays voisins de la Syrie de renforcer leur aide humanitaire aux réfugiés, avec le soutien de la communauté internationale. Lors de La visite au Vatican du président libanais Michel Sleimane, le 3 mai 2013, les autorités du petit Etat ont également espéré que le pays du cèdre se dote rapidement d’un gouvernement.
Après avoir été reçu par le pape François, le président Sleimane a rencontré le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone et le secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti.
Le conflit syrien a été au cœur des échanges, selon un communiqué du Saint-Siège. Le poids des réfugiés sur les pays voisins ne cesse de s’alourdir. Ils sont désormais des millions installés dans les pays limitrophes, notamment dans les camps de Jordanie ou de Turquie, où les institutions internationales, associations et ONG lancent des appels à l’aide face à une situation devenue impossible à gérer.
Au Liban, un pays encore fortement marqué par l’arrivée massive des réfugiés palestiniens après la naissance de l’Etat d’Israël en 1948, les autorités ont refusé l’installation de camps, tout en estimant à un million le nombre de réfugiés sur place.
En mars dernier, Michel Sleimane avait tiré la sonnette d’alarme lors du sommet arabe à Doha, au Qatar. Il avait averti que son pays ployait sous un fardeau qu’il n’était pas en mesure de porter seul. Le Liban n’a toutefois pas procédé à la fermeture de ses frontières ou à l’expulsion de réfugiés.
Le Liban n’a toujours pas de gouvernement, suite à la démission en mars dernier du sunnite Najib Mikati, à cause de dissensions avec le parti chiite Hezbollah. Le Saint-Siège a ainsi présenté ses encouragements pour la formation d’un nouveau gouvernement, «qui devra faire face à d’importants défis au niveau national et international».
Le 1er mai, le cardinal Béchara Boutros Raï, patriarche maronite, avait dénoncé les retards dans cette formation. Le président Sleimane a nommé début avril un nouveau président du Conseil, Tammam Salam, chargé de mener à bien cette tâche.
Les représentants du Saint-Siège et du Liban ont également souhaité une reprise «rapide et fructueuse» des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Une étape «de plus en plus nécessaire pour la paix et la stabilité de la région».
Le président Sleimane et ses interlocuteurs ont évoqué «la situation délicate» des chrétiens au Moyen-Orient et «la contribution significative» qu’ils peuvent apporter grâce à la Constitution apostolique post-synodale «Ecclesia in Medio Oriente», un «point de repère important pour les communautés catholiques et pour les sociétés de la région». (apic/imedia/cp/mm/rz)
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