Rome: 35 nouveaux gardes suisses ont prêté serment le 6 mai

Le travail des gardes suisses a évolué depuis l’arrivée du pape François

Rome, 7 mai 2013 (Apic) 35 nouveaux gardes suisses, dont une majorité de germanophones, ont prêté serment le 6 mai 2013, dans la salle Paul VI au Vatican. Cette traditionnelle cérémonie d’assermentation avait été précédée dans la matinée d’une audience des nouvelles recrues et de leurs familles avec le pape François.

Comme chaque année, cette cérémonie colorée a eu lieu au jour de la commémoration de la résistance des gardes suisses pour la défense du pape Clément VII (1523-1534), lors du «Sac de Rome» par les troupes de Charles Quint, le 6 mai 1527. Les nouvelles jeunes recrues de la Garde suisse pontificale, qui prêtent d’ordinaire serment dans la cour Saint-Damase du Palais apostolique au Vatican, étaient cette fois dans la salle Paul VI, pour cause de temps pluvieux.

Les nouvelles recrues, en grande tenue, ont donc juré l’une après l’autre sur le drapeau de la Garde suisse pontificale, un étendard aux armes du pape en exercice et du pape fondateur du corps d’armée, Jules II (1503-1513). Un bras sur le drapeau, et l’autre levé vers le ciel avec 3 doigts tendus, chacun des nouveaux gardes, appelé un à un par son nom, a promis de «respecter fidèlement, loyalement et de bonne foi» tout ce qui venait d’être lu par l’aumônier du corps, Mgr Alain de Raemy, prêtre fribourgeois et ancien chanoine de la cathédrale St-Nicolas de Fribourg,

Au cours de la cérémonie solennelle, le commandant Daniel Anrig a lui aussi prononcé un discours dans les 4 langues nationales: allemand, français, italien et romanche.

Occasion privilégiée pour approfondir la connaissance de l’Evangile

Le matin même, recevant en audience les nouvelles recrues et leurs familles, le pape François avait loué la fidélité et la dévotion du seul corps militaire du Vatican. Insistant sur l’importance de «l’amabilité» entre les gardes et envers les gens de passage au petit Etat, il avait affirmé que leur service était une «occasion privilégiée» pour approfondir leur connaissance de l’Evangile et se mettre au service de leur prochain.

Le travail des gardes suisses a quelque peu évolué depuis l’arrivée du pape François, qui a décidé de prendre ses quartiers à la Maison Sainte-Marthe. Ainsi, des permanences doivent aussi être assurées également sur place.

Par ailleurs, le nouveau pontife salue volontiers les jeunes hommes chargés de le protéger. Peu après son élection, la presse avait rapporté une anecdote, qui ne constitue sans doute pas une exception. Voyant un garde suisse debout près de sa chambre après avoir assuré la nuit, le pape s’est arrêté un moment, lui a amené une chaise puis un en-cas.

Sens du sacrifice

C’est le 6 mai 1527, lors du «Sac de Rome» par les lansquenets allemands et espagnols, que 147 gardes suisses moururent pour défendre le pape Clément VII, tandis que 42 autres s’échappèrent avec lui vers le château Saint-Ange où ils se réfugièrent. La Garde suisse garantit la protection immédiate du pape, contrôlant les entrées de la Cité du Vatican et surveillant le Palais apostolique, résidence du souverain pontife. A côté des missions de sécurité, les services d’ordre et d’honneur font partie du métier de garde.

Le corps se compose d’environ 110 hommes, catholiques et citoyens helvétiques. Pour entrer dans la Garde suisse, il faut avoir entre 19 et 30 ans, un bon état de santé, un casier judiciaire vierge, être célibataire et avoir accompli l’école de recrues au sein de l’armée suisse. Les gardes s’engagent pour une durée minimale de deux ans. Le grade de caporal est exigé pour ceux qui souhaiteraient se marier. (apic/imedia/mm/be)

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