Suisse: La «Plateforme Chine» appelle le Conseil fédéral à ne pas signer l’accord de libre-échange avec la Chine
Lausanne, 16 mai 2013 (Apic) Les négociations de l’accord de libre-échange entre la Suisse et la Chine se sont déroulées dans une opacité totale, dénonce le 16 mai 2013 l’ONG «Plateforme Chine» qui regroupe plusieurs ONG suisses. Le texte de l’accord n’a pas encore été publié, mais la coalition exhorte le Conseil fédéral à ne pas signer un accord qui ne protège pas efficacement les droits humains et les normes du travail.
«Tout porte à croire que le texte ne contient pas de chapitre sur le développement durable, avec des dispositions contraignantes sur la protection des droits humains, des normes du travail et de l’environnement», critique la «Plateforme Chine», coalition politique qui regroupe les organisations de développement et de droits humains Alliance Sud, Déclaration de Berne, Société pour les peuples menacés, Société pour l’amitié helvético-tibétaine et Solidar Suisse.
En Chine, des millions de personnes continuent d’être exploitées dans des camps de travail. Les syndicats indépendants ne sont pas autorisés. «L’accord de libre-échange doit s’assurer que la liberté et l’autonomie des syndicats est garantie. Il doit indiquer clairement que l’entrée en vigueur de l’accord exige la fermeture de tous les camps de travail», souligne la «Plateforme Chine», ajoutant que, de plus, cet accord devait fixer d’autres dispositions contraignantes sur la base du Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU et garantir les droits des minorités.
«L’accord de libre-échange doit donc inclure les droits humains et les normes du travail et établir un mécanisme de contrôle et de sanctions. Sinon la Suisse risque d’importer à des conditions préférentielles des produits fabriqués en violant massivement les droits humains», relève encore la plateforme Chine.
L’accord de libre-échange doit encore être ratifié par le Parlement à Berne. La plateforme Chine exhorte encore une fois le Conseil fédéral à ne pas signer un accord de libre-échange avec la Chine qui ne protège pas efficacement les droits humains et les normes du travail. C’est finalement ce que plus de 23’000 personnes lui ont demandé par le biais d’une pétition de la «Plateforme Chine» et de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT).(apic/com/cw)
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