Le pape peut compter sur le soutien de l’épiscopat italien, assure le cardinal Bagnasco
Rome, 20 mai 2013 (Apic) Le pape François peut compter sur le soutien indéfectible de l’épiscopat italien. C’est en substance le message que le cardinal Angelo Bagnasco a voulu faire passer en ouverture de l’assemblée générale de la Conférence épiscopale italienne (CEI) le 20 mai 2013 au Vatican. Le pape ne sera «jamais seul», a garanti le président de la CEI, évoquant l’»obéissance loyale et généreuse» des évêques envers celui qui est entre autres primat d’Italie.
Dans un long discours prononcé dans la Salle du Synode, au cœur du Vatican, le cardinal Bagnasco a d’abord souligné à quel point le pape François avait immédiatement conquis le cœur des Italiens, qui sont de plus en plus nombreux à se retrouver place Saint-Pierre pour les multiples rendez-vous publics avec l’évêque de Rome. L’archevêque de Gênes a assuré que le pontife ne serait «jamais seul» dans sa charge pétrinienne, «une tâche extraordinaire», et qu’il serait accompagné par la prière des évêques et des catholiques italiens. «Nous voulons l’assurer (…) de notre obéissance loyale et généreuse», a ajouté le haut prélat. Bien sûr, le cardinal Bagnasco n’a pas manqué de rendre aussi un hommage appuyé à Benoît XVI et de le remercier pour «ses huit ans de pontificat lumineux».
De nombreux thèmes liés à la situation économique, sociale et politique en Italie ont été abordés par le président de la CEI, en particulier la famille, «patrimoine incomparable de l’humanité». Alors que la question de l’ouverture du mariage aux couples homosexuels commence à occuper la scène politique italienne, notamment après l’appui explicite manifesté par la nouvelle présidente de la Chambre des députés Laura Boldrini, le cardinal Bagnasco a estimé que «démolir la famille» était «un crime» et que cette dernière ne pouvait être «humiliée et affaiblie par des représentations similaires qui attaquent progressivement son identité spécifique».
Alors que l’Italie vient de se doter d’un nouveau gouvernement et que des élections municipales auront lieu le 26 mai, notamment à Rome, l’archevêque de Gênes a appelé la classe politique italienne à «penser aux personnes», sans «populismes qui ne mènent à rien et qui sont nuisibles», dans un pays plongé dans le «tourbillon de l’urgence».
L’assemblée générale de l’épiscopat de la péninsule durera du 20 au 24 mai. Le pape François prendra la parole pour la première fois devant l’ensemble des évêques italiens, réunis dans la basilique Saint-Pierre le 23 mai 2013 en fin d’après-midi. Cette rencontre interviendra aussi à la fin des visites « Ad limina » des quelque 250 membres de la CEI. (apic/imédia/cp/cw)
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