« Au-delà des affaires il y a l’être humain »
Rome, 26 mai 2013 (Apic) Recevant le 25 mai 2013 les membres de la fondation vaticane chargée de promouvoir l’héritage de l’encyclique Centesimus Annus de Jean-Paul II, le pape François a dénoncé les «idoles du pouvoir, du profit, de l’argent», qui sont devenues «une norme fondamentale de fonctionnement et un critère déterminant d’organisation». Il s’est aussi inquiété de l’expansion massive du chômage, y compris en Occident.
«La crise actuelle, a constaté le pape François devant quelque 500 personnes, n’est pas seulement économique et financière, elle trouve ses racines dans une crise éthique et anthropologique». Le pontife a alors regretté que le fait de «suivre les idoles du pouvoir, du profit, de l’argent, au-delà de la valeur de la personne humaine», soit devenu «une norme fondamentale de fonctionnement et un critère déterminant d’organisation».
Néanmoins, selon le pape, «au-delà des affaires, de la logique et des paramètres du marché, il y a l’être humain», auquel on doit garantir «la possibilité de vivre dans la dignité et de participer activement au bien commun».
Le pape François a aussi constaté que le phénomène du chômage s’étendait comme «une tache d’huile dans de grandes parties de l’Occident» et élargissait «de façon inquiétante les frontières de la pauvreté». «Il n’y a pas de pire pauvreté matérielle, a-t-il souligné, que celle qui ne permet pas de gagner son pain et qui prive de la dignité du travail».
La Fondation Centesimus Annus – Pro Pontefice fête en 2013 ses 20 ans. Elle a été créée en 1993, deux ans après la publication de l’encyclique de Jean-Paul II, qui faisait écho à l’encyclique Rerum Novarum de Léon XIII (1878-1903). Son but est d’approfondir l’enseignement social de l’Eglise pour traiter les questions liées à la paix, à la solidarité, au travail, à la mondialisation ou encore à l’immigration. Cette fondation vient aussi financièrement en aide aux œuvres caritatives du pape. (apic/imedia/cp/mp)
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