France: Polémique autour du clip d'Arielle Dombasle dans une église parisienne

Arielle Dombasle s’attire les foudres de l’Eglise

Paris, 7 juin 2013 (Apic) Arielle Dombasle fâche le curé de l’église parisienne du Val-de-Grâce, qui le fait savoir. Le Père Emmanuel Dollé a déclaré dans la presse française que la chanteuse avait « profané » ce lieu de culte en y installant le tournage de son clip « Ave Maria », une chanson issue de son nouvel album au thème résolument mystique. Le curé n’exclut pas de démissionner.

Le Père Emmanuel Dollé avait fait connaître à la direction de l’Ecole militaire du Val-de-Grâce, qui gère l’église, son désaccord sur le projet artistique de la chanteuse Arielle Dombasle, rapporte le 5 juin 2013 le quotidien français « Le Parisien ». Mais son opposition est restée, semble-t-il, lettre morte. De quoi l’amener à s’interroger sur sa fonction. Il menace de démissionner.

« Ici, ce n’est pas le Crazy Horse »

Selon le prêtre, l’équipe de tournage utilise le lieu comme un décor lambda. « Dans l’église on a installé un buffet comme pour une partie de campagne, il y a des chaises n’importe où, bref c’est la foire ! »a regretté l’aumônier auprès de « France info ». Autre raison de sa colère: l’image d’Arielle Dombasle n’est, selon lui, pas vraiment en adéquation avec le l’endroit. « Elle joue souvent au Crazy Horse. Or le Val-de-Grâce, ce n’est pas le Crazy Horse! », peste-t-il.

« Je déplore les conditions de ce tournage et je ferai tout pour que la clarté soit faite autour des autorisations données et, en particulier, de la tenue à l’écart des responsables religieux », a confirmé l’évêque aux armées, Mgr Luc Ravel, dans un communiqué. « Beaucoup de personnes nous ont fait part de leur émotion et de leur blessure: je les partage totalement », poursuit-il.

« Pas un blasphème »

Mgr Luc Ravel précise en revanche que « ces éléments (du clip, anges et faux prêtres, ndlr) ne montrent à notre connaissance aucun élément directement attentatoire à notre foi, à nos signes et rites sacrés. En tant qu’évêque, seul habilité par le droit à trancher sur ces faits, je n’y vois donc pas une profanation ou un blasphème. Tout prise de parole pour dénoncer les faits doivent, d’une part, éviter les procès d’intention et, d’autre part, renoncer aux caricatures en cernant au plus près les faits », nuance-t-il.

Sur Twitter le débat est également lancé, entre les partisans et les opposants à cette présence incongrue dans une église. (apic/ag/cw)

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