Suisse: La dépressivité légère est très répandue en Suisse, selon une étude

Près de 16% des Suisses disent souffrir de symptômes dépressifs

Neuchâtel, 17 juin 2013 (Apic) La dépressivité légère est très répandue en Suisse, selon une étude publiée le 17 juin 2013 par l’Observatoire suisse de la santé avec la collaboration de Psychiatrie Baselland. Cette étude montre que les personnes touchées sont plus souvent en situation d’incapacité de travail ou de baisse de productivité et qu’elles souffrent plus fréquemment de troubles somatiques.

Ce nouveau rapport de l’Observatoire suisse de la santé (Obsan) résume les résultats de la recherche au plan international sur différents aspects des maladies dépressives et analyse les données disponibles en Suisse. L’étude montre que si les symptômes dépressifs sévères sont relativement rares (environ 3% des personnes enquêtées), les symptômes légers sont très répandus. Dans les enquêtes auprès de la population, environ 16% des Suisses disent souffrir de symptômes dépressifs tels que manque d’énergie, troubles du sommeil ou perte d’appétit.

Ne pas sous-estimer les états dépressifs légers

Il ne faut pas sous-estimer l’importance de la dépressivité légère, avertit le rapport de l’Obsan. Les symptômes dépressifs même légers ont des conséquences dans la vie quotidienne: les personnes touchées ont moins de contacts sociaux, se sentent plus souvent seules et se plaignent plus fréquemment de n’avoir personne à qui se confier. Elles vivent aussi plus rarement dans une relation de couple.

Les personnes atteintes de symptômes dépressifs légers sont plus souvent limitées dans leurs activités quotidiennes. Elles ont aussi plus fréquemment des problèmes au travail, elles gagnent souvent moins et souffrent de troubles somatiques. 60% des personnes touchées se plaignent de maux de dos et 50% de troubles du sommeil.

On observe par ailleurs que, très souvent, les dépressions légères ne sont pas traitées, remarque le document de l’Obsan. Cette absence de traitement a un coût social élevé sous forme de baisses de productivité, d’absences au travail et de traitements ultérieurs, autant d’effets qu’une intervention et un traitement précoce auraient pu réduire. Comme la dépressivité légère peut être annonciatrice d’une dépression sévère ou d’une autre maladie, et comme le groupe de population concerné est important, l’étude conclut qu’il serait souhaitable d’intervenir plus souvent de façon précoce. (apic/com/cw)

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