Lucerne: Caritas Suisse demande un cofinancement pour les ménages endettés
Lucerne, 18 juin 2013 (Apic) Les personnes qui ont contracté un crédit à la consommation ont souvent des problèmes de paiement et des arriérés. Caritas Suisse demande par conséquent que les instituts financiers pratiquant le crédit à la consommation participent au financement de la prévention du surendettement ; selon le communiqué du 18 juin 2013. L’œuvre d’entraide soutient l’initiative Hiltpold qui va dans le même sens. Le sujet sera traité au Conseil national à Berne le 21 juin 2013.
«Caritas constate dans son travail quotidien qu’un grand nombre des personnes venues demander conseil dans l’un de ses services d’aide en matière de désendettement se trouvent dans une situation difficile à cause d’un crédit à la consommation», écrit le communiqué de l’œuvre d’entraide. Cette expérience est d’ailleurs confirmée par une nouvelle analyse que l’Office fédéral de la statistique (OFS) a réalisée à la demande de Caritas.
L’étude SILC pour l’année 2008 montre que 180’000 personnes ayant contracté un crédit à la consommation connaissent un risque d’endettement sévère, selon la définition de l’OFS.
L’analyse montre également que plus d’un quart des personnes vivant dans un foyer avec des arriérés d’impôts ou de primes d’assurance maladie a contracté un crédit à la consommation.
Sur les 660’000 personnes vivant dans un ménage avec des arriérés d’impôts, 190’000 ont au moins un crédit à la consommation. Sur les 300’000 personnes avec des arriérés de primes d’assurance maladie, 90’000 ont au moins un crédit à la consommation. Pour Caritas, cette situation est alarmante.
Caritas Suisse estime que les instituts financiers pratiquant le crédit à la consommation doivent participer au financement de la prévention de l’endettement. Elle soutient donc l’initiative parlementaire Hiltpold qui poursuit cet objectif et sur laquelle le Conseil national doit se prononcer le 21 juin 2013.
«L’offre actuelle de prévention du surendettement est loin de suffire aux besoins. Il est nécessaire de compléter les programmes s’adressant aux jeunes adultes par des offres s’adressant aux autres groupes de population très vulnérables, et de les financer», souligne Caritas. Parmi ces groupes, on trouve les personnes qui disposent des revenus les plus faibles, les familles monoparentales, les familles avec trois enfants et plus, ainsi que les personnes sans emploi.
En 2008, selon l’OFS, 570’000 personnes vivant en Suisse avaient un découvert
bancaire ou des arriérés de paiement critiques. Les services de consultation enregistrent une forte augmentation des demandes.
En Suisse, nous comptons actuellement quelque 10’000 personnes touchées par un découvert bancaire ou des arriérés de paiements critiques pour chaque conseiller des services d’utilité publique de consultation en matière de désendettement . «Les besoins dans le domaine du conseil en matière d’endettement sont donc loin d’être satisfaits», conclut l’organisation caritative. (apic/com/cw)
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