Rome: En trois mois, le pape François a réussi à «imprimer le profil de son pontificat», estime Guzman Carriquiry
Rome, 20 juin 2013 (Apic) Guzmán Carriquiry est l’un des hommes de confiance du pape François au sein de la curie. Les deux hommes, l’un uruguayen, l’autre argentin, se connaissent depuis près de 50 ans. Interrogé par I.MEDIA sur ›l’effet François’ et les capacités de gouvernement du nouveau pontife 100 jours après son élection, le secrétaire de la Commission pontificale pour l’Amérique latine assure qu’il est en train de montrer quel type de pasteur il souhaite pour l’Eglise et «d’imprimer en liberté le profil de son pontificat».
Peu avant le conclave de mars 2013, le cardinal Jorge Mario Bergoglio avait dîné dans la famille de son ami de longue date, l’un des laïcs les plus importants au Vatican, nommé secrétaire de la Commission pontificale pour l’Amérique latine en 2011. Le laïc uruguayen confie aussi que le pape François prendra les décisions nécessaires à la réforme de la curie, «dans la solitude et face à Dieu».
Q. : ›L’effet François’ est visible et enthousiasmant. Mais certains dans les murs du Vatican ou parmi les fidèles s’interrogent sur les capacités de gouvernement du pape François. Qu’en est-il ?
Guzmán Carriquiry : Je travaille depuis 42 ans au Vatican et je connais Bergoglio depuis 47 ans. Il a une très grande capacité de gouvernement. L’Evangile sans glose lui vient de saint François tandis qu’un certain ‘background’ théologico-culturel et son art de gouverner lui viennent de la tradition jésuite. Je crois qu’il exerce déjà son gouvernement et son ministère de façon impressionnante, avec son témoignage, dont la répercussion est très grande, non seulement pour le peuple de Dieu mais aussi pour les pasteurs.
Q.: De quelle façon ?
G.C. : Par ses gestes et ses paroles, il est en train de marquer avec force quel est le type de pasteur qu’il veut et dont l’Eglise a besoin pour notre époque. En 3 mois, il a gouverné presque seul mais il a réussi à imprimer librement le profil de son pontificat. Maintenant, il est en mesure de commencer à organiser tout ce qui se trouve à son service.
Q. : Récemment, le pape aurait confié à des religieux latino-américains être très «désorganisé» et assuré qu’il confierait la réforme de la curie à la commission de huit cardinaux qu’il a récemment nommée…
G.C. : Allons donc ! Il écoutera les huit cardinaux, il se laissera conseiller… Mais l’histoire du Père Bergoglio, puis de l’archevêque et du cardinal et encore plus du pape François, démontre que c’est lui qui prendra les décisions, dans la solitude face à Dieu. (apic/imedia/mm/mp)
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