Les évêques d’Afrique australe en appellent à l’intervention du président angolais
Luanda, 23 juin 2013 (Apic) L’Association interrégionale des évêques de l’Afrique Australe (IMBISA), chargée d’observer les élections dans les pays de cette sous-région de l’Afrique, a sollicité l’intervention du chef de l’Etat angolais, José Eduardo dos Santos, pour des élections « libres et transparentes » au Zimbabwe. IMBISA regroupe les évêques d’Angola, du Botswana, du Lesotho, du Mozambique, de la Namibie, de Sao- Tome e Principe, d’Afrique du Sud South, du Swaziland, et du Zimbabwe. C’est ce que rapporte le 22 juin 2013 l’Agence de presse angolaise (ANGOP).
Des élections générales auront au Zimbabwe, le 31 juillet 2013. Elles se dérouleront sur fond de harcèlement des défenseurs des droits humains dans le pays, a prédit Amnesty international.
Selon l’Agence de presse angolaise (ANGOP), la sollicitation a été faite jeudi 20 juin, au président dos Santos, par un émissaire de l’organisation, Mgr Germano Grachene, évêque de Macala et Ile, au Mozambique, au cours d’une audience du chef de l’Etat.
Mgr Grachene qui s’adressait à la presse à sa sortie d’audience, a souligné qu’il avait remis une lettre d’IMBISA au président José Eduardo dos Santos, appelant à « son influence positive », pour la poursuite des réformes au Zimbabwe, sur la base de l’Accord politique global et de la nouvelle Constitution du pays.
Les évêques d’IMBISA veulent également une aide pour garantir la sécurité des élections, des électeurs et la proclamation des résultats.
Le prélat mozambicain a expliqué avoir également commenté avec le président angolais, le parcours singulier des pays de la région dans la lutte pour l’indépendance, ainsi que les difficultés pour la consolidation de l’unité nationale et la démocratie dans les Etats de la SADC (Communauté de développement d’e l’Afrique australe). Les pays de la SADC sont : l’Angola, le Botswana, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie, le Zimbabwe, la Namibie, l’Afrique du Sud, l’Île Maurice, la République démocratique du Congo, Madagascar, et les Seychelles.
Pour Mgr Grachene, ces difficultés sont les conséquences de la décolonisation, et d’autres facteurs.
L’émissaire de IMBASA a aussi précisé qu’il n’a pas abordé avec le président angolais, la situation interne au Mozambique, confronté depuis quelques temps à de nouveaux foyers de tensions, créés par le principal parti de l’opposition, la RENAMO (Renaissance armée du Mozambique, ancienne rébellion armée).
Avant l’Angola, la mission de IMBASA a été reçue par les dirigeants du Mozambique et de l’Afrique du Sud. (apic/Angop/ibc/cw)
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