Rome, 25 juin 2013 (Apic) La Congrégation pour les Eglises orientales, dans un communiqué publié le 25 juin 2013, a réagi au «meurtre barbare» d’un religieux en Syrie et souhaité que se «réveille la conscience» des différentes parties en conflit comme de la communauté internationale.
Deux jours plus tôt, la Custodie franciscaine de Terre sainte avait annoncé la mort du Père François Mourad, un ermite syrien de 49 ans, dans un couvent de la région de l’Oronte (Nord-Ouest) où il était venu se réfugier et apporter son aide.
Dans un communiqué, le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le cardinal Leonardo Sandri, ainsi que ses collaborateurs, expriment leurs condoléances à l’Eglise syro-catholique ainsi qu’à la Custodie de Terre sainte après ce «meurtre barbare».
Les signataires de ce communiqué souhaitent alors que «cet énième épisode de violence, toujours injustifiée, réveille la conscience des responsables des différentes parties en conflit et de la communauté internationale pour que, comme l’a rappelé le pape François à plusieurs reprises, les armes se taisent et s’ouvre enfin la saison d’une juste réconciliation pour un avenir de paix».
Citant le Père Mourad, le dicastère romain rappelle que «le désir des chrétiens de Syrie et de tout le Moyen-Orient est de pouvoir demeurer dans les lieux où a résonné la première annonce du Salut, montrant au quotidien à travers des petits gestes le visage du Christ».
Dans la matinée du 24 juin, indique encore la Congrégation pour les Eglises orientales, les membres du dicastère ont spécialement prié pour le prêtre tué, mais aussi pour «les innombrables autres victimes et les évêques, prêtres et laïcs enlevés». Parmi les personnes enlevées dans le pays figurent notamment, depuis fin avril, deux évêques orthodoxes d’Alep.
Les conditions de la mort du père François Mourad ne sont pas encore éclaircies. Il semble qu’il ait été tué dans le couvent de la Custodie de Terre sainte où il était venu se réfugier et apporter son aide à un autre religieux franciscain. Probablement a-t-il trouvé la mort dans le pillage du couvent Saint-Antoine-de-Padoue à Ghassanieh, un village majoritairement chrétien du Nord-Ouest de la Syrie, non loin de la frontière avec la Turquie. (apic/imedia/ami/mp)
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